Face à la persistance de la sécheresse et à la volatilité des marchés internationaux, le gouvernement marocain maintient un effort budgétaire conséquent, à hauteur de 13,77 milliards de dinars, pour préserver le pouvoir d’achat des ménages et garantir la stabilité des prix des produits subventionnés.
Selon le rapport du Fonds de compensation accompagnant le projet de loi de finances 2026, le Maroc consacrera 13,77 milliards de dirhams (1,34 milliard de dollars) pour soutenir les prix du gaz butane, du sucre et de la farine nationale de blé tendre. Cette enveloppe traduit la volonté du gouvernement de préserver la stabilité des prix intérieurs, dans un contexte marqué par une sécheresse structurelle et une incertitude géopolitique persistante.
Le gaz butane demeure le premier poste de subvention, avec 8,5 milliards de dirhams (829 millions de dollars) prévus pour 2026. Entre janvier et août 2025, le coût de compensation moyen pour une bouteille de 12 kg s’est établi à 53,47 dirhams (5,20 dollars), soit une baisse de 14 % par rapport à 2024. Le coût global du soutien a reculé de près de 17 %, reflétant la détente relative des prix internationaux de l’énergie.
Pour le sucre raffiné, la subvention de l’État demeure fixée à 3,64 dirhams (0,36 dollar) par kilogramme. Le coût total de soutien a atteint 3,05 milliards de dirhams (298 millions de dollars) entre janvier et août 2025, enregistrant une hausse marginale de 0,8 % sur un an. En revanche, la subvention à l’importation du sucre brut a fortement chuté, à 0,58 dirham (0,06 dollar) par kilogramme, soit une baisse de 73 %.
Le coût global du soutien au sucre, brut et raffiné confondus, s’élève ainsi à 3,41 milliards de dirhams (332 millions de dollars), en repli de 23 % sur un an, grâce à la stabilisation des cours mondiaux et à la progression de la production locale.
Le soutien à la farine nationale de blé tendre s’est établi à 880 millions de dirhams (86 millions de dollars) sur les huit premiers mois de 2025. Le gouvernement a maintenu la suspension des droits de douane sur les importations de blé et les subventions à l’importation afin de garantir l’approvisionnement du marché et de maintenir le prix du pain à 1,20 dirham l’unité.
La subvention moyenne à l’importation a atteint 6,33 dirhams par quintal, en baisse de 51 % par rapport à 2024, pour un coût total de 257 millions de dirhams, soit 65 % de moins qu’un an plus tôt. Les subventions combinées pour le blé et la farine atteignent 1,13 milliard de dirhams (110 millions de dollars), enregistrant une diminution de 29 % sur un an.
MK/ac/Sf/APA







