Le rapport, intitulé « Électricité et énergies renouvelables dans les pays arabes », souligne les avancées du Maroc dans la mise en œuvre de sa stratégie énergétique nationale, fondée sur la diversification du mix énergétique et l’attraction d’investissements directs étrangers. Entre 2003 et 2024, le Royaume a mobilisé plus de 352 milliards de dirhams (38,1 milliards de dollars) dans les énergies propres, représentant 11 % du total des investissements arabes dans ce secteur.
Ces investissements se traduisent concrètement sur le terrain : 55 grands projets ont vu le jour, contribuant à la création de plus de 12 000 emplois, soit 15 % des nouveaux postes générés dans la région.
Le Maroc, aux côtés de l’Égypte, des Émirats arabes unis, de la Mauritanie et de la Jordanie, totalise 69 % des projets et 83 % des capitaux investis dans les énergies renouvelables à l’échelle arabe.
Le rapport met également en avant le rôle stratégique du Maroc comme « pont énergétique » reliant le Maghreb à l’Afrique subsaharienne, confortant son statut de pôle régional des énergies vertes. Des initiatives structurantes comme le complexe solaire Noor à Ouarzazate, les projets éoliens du Sud et les nouvelles interconnexions électriques illustrent la cohérence d’une politique énergétique tournée vers la durabilité.
Selon Dhaman, la production d’électricité arabe devrait croître en moyenne de 4,2 % par an au cours des prochaines années. Cette dynamique place des pays comme le Maroc à l’avant-garde de la transition énergétique régionale, appelés à jouer un rôle de plateforme d’exportation et d’intégration énergétique entre l’Europe, le monde arabe et l’Afrique.
MK/AK/Sf/APA







