Le Maroc conserve sa note souveraine « B » dans la dernière évaluation des risques pays de Coface, publiée en juin 2026. L’assureur-crédit souligne la résilience de l’économie marocaine, portée par le redressement agricole, une inflation maîtrisée et un climat des affaires stable, malgré les pressions liées à la facture énergétique.
Le Maroc maintient sa note « B » dans la dernière évaluation des risques pays publiée en juin 2026 par Coface, confortant ainsi son positionnement comme première économie d’Afrique du Nord selon la classification de l’assureur-crédit. Le Royaume bénéficie également d’une note « A4 » pour son climat des affaires, traduisant un environnement jugé convenable pour les entreprises et une capacité de résilience face aux incertitudes régionales.
Cette appréciation intervient dans un contexte international marqué par les tensions sur les marchés de l’énergie et les incertitudes géopolitiques. Malgré cet environnement, l’économie marocaine continue de s’appuyer sur des fondamentaux solides. Selon les données de la Direction des études et des prévisions financières (CofaceDEPF) et de Bank Al-Maghrib, la campagne céréalière 2025-2026 devrait atteindre 90 millions de quintaux, contre 43,1 millions lors de la campagne précédente. Parallèlement, l’inflation demeure contenue autour de 1,5 % en moyenne annuelle, tandis que les transferts des Marocains résidant à l’étranger progressent de 9,8 % à fin avril 2026, soutenant la consommation intérieure.
Le principal facteur de vulnérabilité demeure toutefois la dépendance du Royaume aux importations d’hydrocarbures. Les tensions observées au Moyen-Orient au cours du premier semestre ont entraîné une hausse de 12 % de la facture énergétique, qui atteint 41,8 milliards de dirhams à fin avril. Cette évolution a contribué à l’aggravation de 18,4 % du déficit commercial, en dépit des bonnes performances des secteurs exportateurs, notamment l’industrie automobile, dont les exportations progressent de 18,6 %, et l’aéronautique, en hausse de 15 %.
Sur le plan budgétaire, les pouvoirs publics poursuivent une politique d’investissement soutenue. Les dépenses d’équipement progressent de 17 % à fin mai 2026 afin d’accompagner les grands projets d’infrastructures et de développement. Cette dynamique s’accompagne néanmoins d’une augmentation des dépenses ordinaires, notamment de la masse salariale et du service de la dette, conduisant à l’ouverture de 20 milliards de dirhams de crédits budgétaires supplémentaires au titre de l’exercice en cours.
Le secteur privé continue, pour sa part, de bénéficier d’un accès plus dynamique au financement bancaire. Les crédits à l’équipement affichent une progression de 29,6 % à fin avril, reflétant une reprise de l’investissement productif et une hausse des importations de biens d’équipement. Pour l’ensemble de l’année 2026, Bank Al-Maghrib anticipe une croissance de 6,8 % du crédit bancaire accordé au secteur non financier.
MK/AK/Sf/APA







