Tripoli annonce la restitution à la National Oil Corporation d’un actif pétrolier stratégique après des années de contentieux.
Les autorités libyennes ont annoncé, mardi 12 mai, la reprise du contrôle total de la raffinerie de Ras Lanouf, l’une des principales infrastructures énergétiques du pays, selon une déclaration du Premier ministre Abdulhamid Dbeibah. Cette décision marque, d’après le chef du gouvernement, la clôture d’un « dossier complexe » lié à des litiges juridiques internationaux ayant longtemps entravé la gestion de cet actif stratégique.
Cette reprise consacre le rétablissement de la pleine autorité de la National Oil Corporation (NOC) sur la gestion et l’exploitation du complexe. Abdulhamid Dbeibah a souligné que l’accord conclu met fin à des années d’arbitrage international, qualifiant l’issue de « réussite nationale » permettant à l’État de récupérer un levier central de son appareil énergétique.
Le Premier ministre a également salué le travail des équipes de négociation ainsi que des experts juridiques et techniques impliqués dans ce processus.
Le règlement du différend a été obtenu à l’issue d’un accord avec la société Trasta, sans que les termes financiers ne soient détaillés dans la communication officielle. Cette normalisation du statut de la raffinerie intervient dans un contexte où la Libye cherche à stabiliser et à relancer son secteur pétrolier, pilier de ses recettes publiques et de ses équilibres macroéconomiques.
Dans le prolongement de cette reprise, le gouvernement libyen a indiqué vouloir engager des travaux de réhabilitation du site et relancer progressivement ses activités industrielles.
Cette orientation s’inscrit dans le cadre du programme « Retour à la vie », qui vise à remettre en service des infrastructures stratégiques affectées par des années d’instabilité politique et de sous-investissement.
La raffinerie de Ras Lanouf occupe une place centrale dans le dispositif énergétique libyen, tant par sa capacité industrielle que par son positionnement dans les chaînes d’exportation d’hydrocarbures.
Sa remise sous contrôle public ouvre ainsi une nouvelle phase pour la gestion des actifs pétroliers du pays, avec en ligne de mire la sécurisation des flux de production et la restauration de la confiance des partenaires internationaux.
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