Le Caire met en place un dispositif fondé sur les zones d’investissement afin de capter des flux massifs de capitaux sur vingt ans, à hauteur de plus de 4 000 milliards de livres.
Le gouvernement égyptien a détaillé, mardi 12 mai, un plan visant à attirer environ 4 110 milliards de livres égyptiennes d’investissements privés sur une période de vingt ans, selon des déclarations du ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur, Mohamed Farid, lors d’une réunion présidée par le Premier ministre Mostafa Madbouly.
L’initiative s’appuie sur l’expansion des zones d’investissement, présentées comme un levier central de la politique économique, avec un objectif de création de 1,2 million d’emplois.
Cette orientation repose sur un dispositif combinant incitations fiscales et simplification administrative. Mohamed Farid a indiqué que ces zones visent à « simplifier et accélérer les procédures » et à « créer un environnement propice à l’investissement », tout en renforçant les partenariats avec le secteur privé dans le développement et la gestion des projets. Le modèle privilégie un guichet unique et des infrastructures prêtes à l’exploitation afin de réduire les délais d’implantation des investisseurs.
L’appareil existant compte actuellement 12 zones d’investissement réparties sur six gouvernorats. Elles regroupent 1 277 projets totalisant 66,3 milliards de livres d’investissements et environ 77 500 emplois. En parallèle, sept nouvelles zones sont en cours de développement dans trois gouvernorats, avec 214 projets attendus, ce qui traduit une montée en puissance progressive du dispositif public en direction du secteur privé.
Au-delà de l’expansion physique, la stratégie intègre un volet numérique présenté comme structurant. Le ministère a ainsi mis en avant le développement d’une plateforme dédiée permettant aux investisseurs d’effectuer et de suivre leurs démarches en ligne. Selon le ministre, cet outil doit renforcer l’efficacité des procédures et soutenir l’attractivité du pays auprès des capitaux locaux et internationaux.
Dans le prolongement de cette dynamique, les autorités ont annoncé le lancement d’une campagne de promotion ciblant les zones d’investissement, avec une mise en avant d’expériences jugées réussies, notamment à Mit Ghamr et Banha, où des entreprises ont développé leurs activités et renforcé leurs capacités d’exportation.
Enfin, cette stratégie s’inscrit dans une logique d’ouverture internationale. Mohamed Farid a évoqué un intérêt accru de la Biélorussie pour un renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans les industries mécaniques, les équipements lourds, l’agroalimentaire et le secteur pharmaceutique.
Une rencontre réunissant 24 entreprises égyptiennes a permis d’identifier des pistes de partenariats, confirmant la volonté du Caire d’articuler attractivité domestique et alliances industrielles ciblées.
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