Leonardo Santos Simão, représentant spécial du secrétaire général et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), a mené cette semaine une série de consultations cruciales à Abidjan, échangeant successivement avec les figures de l’exécutif et de l’opposition ivoirienne.
Au Palais de la présidence de la République, le diplomate onusien a été reçu ce vendredi par le Vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, en présence de la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Hélène N’Garnim-Ganga.
Lors de cette audience, Leonardo Santos Simão s’est félicité du bon déroulement des dernières élections générales en Côte d’Ivoire. Il a salué les efforts conjoints du Gouvernement, de la classe politique et du peuple ivoirien pour la tenue de scrutins apaisés, qui éloignent définitivement le pays des instabilités du passé.
L’émissaire de l’ONU a également salué les performances économiques ivoiriennes, les érigeant en modèle de stimulation pour la sous-région, tout en rappelant la nécessité de faire front commun face au terrorisme et aux défis sécuritaires.
Cette rencontre au sommet intervient dans une période charnière, marquée par le projet d’élaboration d’une nouvelle architecture électorale, initié après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) par le chef de l’État, Alassane Ouattara.
À ce sujet, le représentant spécial a appelé l’ensemble de la classe politique ivoirienne à se donner la main pour adopter un modèle adapté aux réalités actuelles du pays, insistant sur le fait que la paix et la stabilité demeurent les conditions sine qua non du développement.
Fidèle à sa mission d’accompagnement inclusif, Leonardo Santos Simão s’est également entretenu avec Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition). Cette démarche s’inscrit dans le cadre des consultations globales visant à préserver le climat socio-politique.
Devant la presse, le chef de l’UNOWAS a réitéré l’importance de bâtir un système consensuel : « Le gouvernement a décidé de la dissolution de la CEI qui était l’objet de critiques, maintenant c’est une opportunité de travailler ensemble pour créer une nouvelle machine électorale. C’est un processus continu. »
Évoquant la question sensible de l’éligibilité, il a précisé : « Les élections sont toujours un défi pour tous les pays. Il peut y avoir des exclusions de candidats pour une raison ou une autre, mais il faut que leur exclusion soit légale », avant d’ajouter que « notre contribution, c’est d’encourager tout le monde à participer à la construction de cette nouvelle machine électorale. »
De son côté, le leader du FPI a assuré le diplomate de sa volonté de continuer à œuvrer pour la recherche de solutions inclusives, afin de concevoir une institution électorale qui inspire confiance et donne des garanties solides à toutes les parties prenantes.
AP/APA





