Les opérateurs nationaux de loterie du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont lancé lundi à Bamako leur premier produit commun, doté d’une cagnotte annoncée de 150 millions de francs CFA. Le pari porte sur un Quinté spécial programmé le 15 octobre et commercialisé dans les trois pays.
Réunis dans la capitale malienne jusqu’au 16 octobre, le PMU-Mali, la Loterie nationale burkinabè (LONAB) et la Loterie nationale du Niger (LONANI) ont ouvert, lundi 12 octobre, la première édition du « Pari confédéral AES ».
L’opération repose sur un pari hippique commun proposé simultanément aux joueurs des trois pays de la Confédération des États du Sahel. Son principal rendez-vous sera le Quinté spécial du jeudi 15 octobre, assorti d’une cagnotte de 150 millions de francs CFA.
Au Burkina Faso, l’annonce commerciale fixe la mise de base à 300 francs CFA pour une combinaison portant sur l’ordre des quatre premiers chevaux et un cheval complémentaire, sans bonus.
Ce produit commun résulte de concertations engagées en août 2025 entre les trois opérateurs nationaux. Elles ont porté sur la mutualisation de leurs moyens, le partage d’expertise et la création d’activités conjointes dans le secteur des jeux et paris.
Des délégations venues du Sénégal, du Ghana, de Côte d’Ivoire et du Congo participent également aux rencontres organisées à Bamako, selon les organisateurs. Les prochaines éditions devraient se tenir à tour de rôle dans les trois pays de l’AES.
Encadrement
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a demandé aux opérateurs d’accorder une attention particulière à la transparence des activités, à la protection des mineurs et au jeu responsable.
Le Pari confédéral constitue pour l’instant une opération commune entre le PMU-Mali, la LONAB et la LONANI. Il ne correspond pas à la création d’une nouvelle loterie supranationale ni d’une autorité confédérale chargée de réglementer les jeux.
Les trois opérateurs ont par ailleurs annoncé la remise de vingt couveuses néonatales au ministère malien de la Santé et du Développement social. Cette action doit accompagner la première édition, dont la clôture est prévue vendredi à Bamako.
MD/te/Sf/APA





