Face aux pénuries ponctuelles qui inquiètent patients et professionnels de santé, le ministère tunisien de la Santé a annoncé, dimanche 24 août, un plan national destiné à garantir l’approvisionnement en médicaments et à prévenir les ruptures soudaines.
Réuni le 22 août, le ministère tunisien de la Santé a validé une série de mesures structurantes pour sécuriser la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique. Au cœur du dispositif figure la mise en place d’une plateforme d’alerte précoce, hébergée à la Pharmacie centrale, permettant de signaler immédiatement tout risque de rupture et d’activer des mécanismes de réponse rapide.
Les fabricants de médicaments seront désormais tenus de déclarer régulièrement leurs niveaux de stocks, afin de prévenir les situations critiques. En cas de perturbation de la production, une coordination obligatoire avec les laboratoires sera engagée pour anticiper les besoins et activer les alternatives disponibles.
Parallèlement, le ministère entend renforcer la sensibilisation des citoyens et des professionnels. Une campagne nationale sera lancée pour promouvoir l’usage des médicaments génériques, jugés essentiels pour réduire la dépendance aux importations et garantir l’accessibilité des traitements. Les médecins et pharmaciens seront invités à adapter leurs prescriptions aux données nationales de disponibilité.
Dans son communiqué, le ministère a insisté sur la dimension stratégique de ce plan, qui vise à assurer la continuité des traitements pour tous les patients, à limiter les pertes liées aux ruptures et à affirmer le droit fondamental d’accès aux médicaments. La Tunisie, confrontée à des tensions récurrentes sur certains produits vitaux, cherche ainsi à consolider sa souveraineté pharmaceutique et à rétablir la confiance du public dans son système de santé.
MK/Sf/APA






