Le chef du renseignement égyptien, le général Hassan Rachad, a rencontré, jeudi 16 juillet, le vice-ministre libyen de la Défense, Abdel Salam Al-Zoubi, pour renforcer la coopération sécuritaire entre l’Egypte et la Libye.
Selon la chaîne égyptienne Al Qahera news, les discussions entre les deux hauts responsables du Caire et de Tripoli ont porté sur les moyens de préserver la stabilité en Libye et de soutenir les efforts internationaux visant à unifier et intégrer les forces armées libyennes, en prélude à la conclusion d’un accord politique global. Les deux parties ont également examiné plusieurs dossiers d’intérêt commun entre les deux pays.
Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, à l’issue d’un soulèvement populaire soutenu par une intervention militaire de l’OTAN, la Libye n’a jamais retrouvé une véritable stabilité politique ou sécuritaire.
Après une brève période de transition conduite par le Conseil national de transition (CNT), l’Etat libyen n’a pas réussi à désarmer les nombreuses milices issues de la révolution.
Le véritable point de rupture intervient en 2014, lorsque des élections législatives contestées débouchent sur l’émergence de deux autorités rivales : à l’ouest, à Tripoli, un pouvoir soutenu par plusieurs groupes armés, et à l’est, la Chambre des représentants, appuyée par le maréchal Khalifa Haftar et son Armée nationale libyenne (ANL).
Malgré l’Accord politique de Skhirat de 2015 (Maroc), qui a conduit à la formation d’un gouvernement d’unité à Tripoli en 2016, les divisions persistent. Signé en octobre 2020 entre les deux camps, l’accord de cessez-le-feu met fin aux combats de grande ampleur sans pour autant résoudre la crise.
Le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Menfi, a réaffirmé, récemment, lors d’un entretien avec l’ambassadeur de France en Libye, que le dialogue direct entre les acteurs libyens constituait la voie privilégiée pour relancer le processus politique et parvenir à un consensus national durable.
Depuis 2021, la Libye demeure partagée entre le Gouvernement d’unité nationale (GNU) d’Abdelhamid Dbeibah, installé à Tripoli, et le Gouvernement de stabilité nationale (GNS) d’Oussama Hammad, soutenu par la Chambre des représentants et les forces de Khalifa Haftar à l’est.
Les élections présidentielle et législatives, attendues depuis 2021, restent reportées en raison des divergences sur le cadre constitutionnel et les conditions de candidature.
AK/Sf/APA







