Tripoli a alerté l’OMS sur les pressions exercées par les flux migratoires et la progression des maladies non transmissibles sur un système de santé fragilisé.
La Libye a appelé la communauté internationale à renforcer son soutien au secteur de la santé afin de faire face à la progression des maladies non transmissibles et à l’augmentation des flux migratoires traversant le pays. Cet appel a été formulé lors de la 79e Assemblée mondiale de la santé organisée à Genève.
Une délégation du ministère libyen de la Santé a présenté les difficultés auxquelles le pays est confronté, dans un contexte marqué par une forte pression sur les infrastructures médicales et les services de soins primaires. Adel Al-Tajouri, haut responsable du secteur de la santé et membre de la délégation, a indiqué que les maladies non transmissibles représentent désormais une préoccupation sanitaire majeure en Libye, affectant à la fois l’espérance de vie et la qualité de vie des populations.
Selon lui, les autorités libyennes concentrent leurs efforts sur la prévention, le diagnostic précoce et les campagnes de sensibilisation afin de limiter la progression des pathologies chroniques. Les services de santé cherchent également à renforcer les capacités des soins primaires, notamment dans les domaines du diagnostic, du traitement et du suivi médical, tout en alignant les politiques nationales sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Cette pression sanitaire est amplifiée par l’augmentation du nombre de migrants et de personnes en transit présents sur le territoire libyen. Située au carrefour des routes migratoires reliant l’Afrique subsaharienne à l’Europe, la Libye demeure un point de passage majeur pour les flux migratoires en Méditerranée centrale. Les autorités estiment que le nombre de migrants pris en charge dépasse désormais les capacités initialement prévues par le système national de santé.
Adel Al-Tajouri a affirmé que la Libye continue d’assurer des soins de santé de base aux migrants malgré les difficultés logistiques et financières. Il a toutefois souligné la nécessité d’un appui international plus important afin de soutenir durablement les infrastructures sanitaires et les programmes de santé publique.
Le responsable libyen a également plaidé pour des approches internationales «plus équitables et durables» dans la gestion des flux migratoires mixtes. Il a appelé à un renforcement des partenariats avec les organisations internationales et les bailleurs de fonds afin de financer les soins de santé primaires, développer les capacités médicales locales et améliorer l’accès aux services essentiels dans les régions les plus exposées aux mouvements migratoires.
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