La Police des Nations Unies (UNPOL) et la Police nationale congolaise (PNC) ont sensibilisé une trentaine de jeunes filles aux dangers du mariage précoce et à l’importance de l’éducation, à l’occasion de la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre, selon un communiqué publié mercredi.
Organisée dans les locaux du Young Men Christian Association (YMCA), à Kinshasa, la campagne de sensibilisation sur les dangers du mariage précoce s’inscrit dans le cadre du thème de cette année : « Mettre fin au mariage d’enfants et investir dans les droits des filles ».
Lors de cette séance, le commissaire supérieur Placide Kabeya, responsable adjoint du département chargé de la protection de l’enfant et de la prévention des violences sexuelles au sein de la PNC, a rappelé que la législation congolaise interdit le mariage avant l’âge de 18 ans.
Il a également insisté sur la nécessité d’encadrer les jeunes filles et de les protéger contre les abus, soulignant le rôle central de l’éducation dans leur autonomisation et la sécurité de la société.
Richard Matondo, représentant du YMCA-RDC, a lui aussi plaidé pour l’éducation des filles, estimant qu’elles doivent pouvoir étudier et contribuer au développement de leur communauté.
Les participantes ont exprimé leur volonté de poursuivre leurs études avant d’envisager le mariage. Winner Kababu, 16 ans, souhaite attendre d’avoir acquis davantage de maturité, tandis que sa camarade Exodie Mukena entend obtenir ses diplômes et disposer de revenus propres avant de s’engager dans une vie conjugale.
La rencontre a également permis aux jeunes filles d’apprendre à fabriquer de l’eau de Javel et du savon, des compétences susceptibles de favoriser leur autonomie financière.
Cette activité de sensibilisation rappelle les dispositions de l’article 48 de la loi congolaise portant protection de l’enfant, qui interdit les fiançailles et le mariage des enfants.
TE/Sf/APA





