Le Conseil social de Tripoli a exhorté le gouvernement d’union nationale (GUN) à répondre en urgence à la dégradation des services publics et des conditions de vie, mettant en garde contre une escalade de la colère populaire susceptible de menacer la stabilité de la capitale.
Le Conseil social de Tripoli a demandé au gouvernement de présenter des solutions «pratiques, sérieuses et transparentes» face aux coupures persistantes d’électricité, à la hausse des prix des produits essentiels et de l’eau potable, ainsi qu’à la détérioration de la situation sécuritaire, selon un communiqué.
L’organisation a réclamé des plans d’action clairs, assortis d’échéanciers précis, afin de traiter les causes profondes de ces crises. Le maintien de la situation actuelle sans réponse efficace pourrait, selon elle, accentuer la frustration de la population et provoquer une montée de la colère dans les rues.
Une telle évolution risquerait de compromettre la sécurité de Tripoli et, plus largement, la stabilité du pays, a averti le Conseil, appelant les autorités à agir «de manière responsable» avant une nouvelle aggravation des tensions sociales.
Cette mise en garde intervient après des manifestations organisées dans plusieurs quartiers de la capitale libyenne pour dénoncer la dégradation des services publics et des conditions de vie. Des protestataires ont bloqué plusieurs institutions gouvernementales, établissements de services et agences bancaires situés le long de l’autoroute de Tripoli ainsi que dans les quartiers de Tajoura et de Souq Al-Jumaa.
Les manifestants ont également réclamé le départ de l’ensemble des institutions et responsables politiques actuels. Ils ont exigé des mesures immédiates et des solutions globales aux crises affectant leur quotidien, estimant que la situation était devenue «intenable».
Le Conseil social a parallèlement appelé les citoyens à faire preuve de retenue et à exprimer leurs revendications par des moyens pacifiques. Il les a exhortés à ne pas endommager les biens publics ou privés ni mettre en danger la sécurité collective, soulignant que la protection de ces infrastructures constitue une responsabilité nationale partagée.
Le Conseil a enfin réaffirmé sa disponibilité à participer à toute initiative nationale ou communautaire visant à atténuer les difficultés de la population, à encourager le dialogue et à préserver la paix sociale. Il a également rappelé que le droit à l’expression pacifique était garanti par la Constitution et la législation libyennes.
MK/Sf/APA







