Les autorités sanitaires mozambicaines tirent la sonnette d’alarme face à l’aggravation de la crise sanitaire, alors que près de 5 000 cas de choléra ont été recensés dans le pays depuis le début de l’épidémie début septembre 2025.
Le dernier bulletin hebdomadaire de la Direction nationale de la santé publique au Mozambique fait état de 4 540 infections à ce jour, dont 86 nouveaux cas.
La province de Nampula demeure l’épicentre de l’épidémie, avec 1 930 cas et 23 décès, suivie de près par celle de Tete, qui a enregistré 1 755 infections et 28 décès.
Cabo Delgado a signalé 728 cas et huit décès, tandis que Zambezia a enregistré 72 cas et un décès.
Le bilan national des décès s’élève à 62
Les autorités indiquent que l’épidémie est active dans plusieurs districts, notamment Montepuez, Metuge, Pemba et Mecufi dans la province de Cabo Delgado ; Guro dans la province de Manica ; Erati et Memba dans la province de Nampula ; Marara, Tsangano, Moatize, Changara et Cahora Bassa dans le district de Tete et Morrumbala dans celui de Zambézia.
Le Mozambique est extrêmement vulnérable au choléra, avec des épidémies récurrentes alimentées par un accès limité à l’eau potable, des infrastructures sanitaires insuffisantes et des aléas climatiques fréquents tels que les cyclones et les inondations.
Ces conditions contaminent régulièrement les sources d’eau, créant un contexte propice à la propagation rapide de la maladie, notamment dans les communautés densément peuplées ou déplacées.
JN/fss/Sf/APA







