Le président tunisien Kais Saïed a annoncé, vendredi, la préparation de solutions « urgentes » pour répondre à la dégradation environnementale dans la région de Gabès, tout en évoquant la nécessité d’une stratégie nationale de long terme pour protéger l’écosystème du sud-est du pays.
Lors d’une réunion tenue au palais de Carthage avec le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Ibrahim Bouderbala, et celui du Conseil national des districts et des régions (CNRD), Imed Derbali, le chef de l’État tunisien a abordé plusieurs dossiers prioritaires, notamment la politique sociale du gouvernement et le projet de loi de finances pour 2026, récemment soumis au Parlement.
Selon un communiqué de la présidence, Kais Saïed a indiqué suivre « de très près » la situation environnementale de Gabès, région longtemps affectée par la pollution industrielle. Il a souligné que ce problème « ne peut être traité selon des approches classiques », insistant sur la nécessité de réponses immédiates avant la mise en œuvre d’une stratégie globale couvrant l’ensemble du territoire.
Le président a également salué la mobilisation citoyenne à Gabès, citant en exemple une habitante ayant appelé à la levée des barrages routiers entre Aïn Salem, Sidi Boulbeba et Chench. Il a exhorté la population à collaborer avec les forces de sécurité pour « déjouer les tentatives d’exploitation politique » des tensions locales.
Tout en évoquant les difficultés économiques et sociales du pays, Kais Saïed a réaffirmé la détermination de la Tunisie à « poursuivre sa marche avec ses propres moyens ». Il a dénoncé les agissements de certains « comploteurs à la solde de l’étranger », accusés selon lui de vouloir déstabiliser les institutions nationales.
Le président a conclu en assurant que le peuple tunisien « restera fidèle au chemin qu’il a choisi jusqu’à la libération définitive », réitérant son appel à l’unité et à la vigilance dans une période marquée par des tensions sociales et environnementales accrues.
MK/Sf/APA







