Le ministère égyptien de la Santé a annoncé dimanche 17 mai qu’aucun cas de virus Ebola n’a été enregistré en Egypte et que le risque de propagation demeure faible, selon un communiqué officiel.
« Les risques d’importation de l’Ebola en Egypte restaient faibles, précisant que le virus Ebola ne se transmet pas aussi facilement que les maladies respiratoires. » souligne un communiqué du ministère de la Santé.
La même source assure que la situation sanitaire en Egypte est stable et que le système de surveillance et de réponse épidémiologique fonctionne avec une efficacité optimale, dans le cadre d’un suivi constant des évolutions sanitaires mondiales.
L’Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, a de nouveau fait son apparition en Afrique tuant 80 personnes dans l’Est de la République du Congo.
La transmission d’Ebola nécessite un contact direct et étroit avec les fluides corporels d’une personne infectée après l’apparition des symptômes.
Le ministère égyptien note que ce mode de transmission réduit le risque de propagation internationale dès lors que les mesures de surveillance sanitaire et de contrôle des infections sont appliquées conformément aux normes internationales.
« La maladie ne se transmet pas pendant la période d’incubation. Par conséquent, la probabilité de sa propagation par le biais des voyages internationaux reste limitée, compte tenu du strict respect des procédures sanitaires et de contrôle appliqué aux différents points d’entrée du pays », poursuit le communiqué.
Le ministère a annoncé le relèvement du niveau d’alerte ainsi que l’activation des protocoles préventifs et sanitaires aux frontières aériennes, maritimes et terrestres, conformément au dispositif national de surveillance épidémiologique et d’alerte précoce.
Le communiqué égyptien a précisé que le niveau de risque plus élevé au sein de la région africaine est lié à des facteurs locaux propres aux zones de propagation et aux pays limitrophes, et non à une large diffusion internationale de la maladie.
Pour faire face à la situation, le ministère a activé un ensemble de mesures préventives en élevant le niveau d’alerte à toutes les frontières aériennes, maritimes et terrestres.
Les voyageurs en provenance des zones touchées font ainsi l’objet d’un contrôle sanitaire rigoureux et peuvent être suivis pendant une période allant jusqu’à 21 jours si nécessaire, indique le ministère.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), a déclaré dimanche que l’épidémie du virus Ebola en Ouganda et en République démocratique du Congo (RDC) constituait « une Urgence sanitaire publique de portée internationale ».
AK/Sf/APA







