La 4ᵉ Conférence internationale sur la santé publique en Afrique (CPHIA 2025) se tiendra du 22 au 25 octobre 2025 à Durban, en Afrique du Sud, sur le thème : « Vers l’autonomie pour atteindre la couverture sanitaire universelle et la sécurité sanitaire en Afrique ».
Coorganisée par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) et le gouvernement sud-africain, en partenariat avec la 8ᵉ Convention annuelle BIO Africa d’AfricaBio, la 4e conférence sur la santé publique (CPHIA 2025) réunira des dirigeants politiques, décideurs, chercheurs, innovateurs, représentants de la société civile et jeunes leaders afin de définir la voie d’une Afrique plus autonome, dotée de systèmes de santé résilients et moins dépendante de l’aide étrangère.
« La CPHIA constitue une étape essentielle des efforts déployés par les pays africains et le CDC Afrique pour bâtir des systèmes de santé solides et autonomes », a déclaré le Dr Jean Kaseya, Directeur général du CDC Afrique.
« Elle offre une plateforme stratégique où les dirigeants, experts de santé publique et communautés peuvent repenser et transformer le financement de la santé, afin que la sécurité sanitaire du continent soit portée par le leadership, l’innovation et les partenariats africains. », a-t-il dit.
Selon le communiqué diffusé par APO Group pour le compte du CDC Afrique, l’édition 2025 de la conférence revêt une portée mondiale particulière. Elle précédera la réunion des ministres de la Santé du G20, prévue sous la présidence sud-africaine au début du mois de novembre 2025.
La Déclaration de Durban, issue de la CPHIA 2025, fera entendre la voix unie de l’Afrique et mettra en avant les solutions africaines au cœur de la réforme mondiale de la santé.
« La CPHIA représente une occasion déterminante de promouvoir un agenda africain pour la santé, fondé sur l’autonomie et la transformation », a expliqué la professeure Olive Shisana, coprésidente de l’édition 2025.
Il ajoute: « Nous voulons nous accorder autour d’une Déclaration de Durban qui placera ces priorités au premier plan des réunions du G20 et du Fonds mondial prévues en novembre. »
La réunion des ministres du G20 portera sur l’accélération de l’équité en santé, la solidarité internationale et la couverture sanitaire universelle, en abordant les défis sanitaires mondiaux les plus urgents à travers le dialogue, l’innovation et la coopération.
Les conclusions de ces échanges nourriront le Sommet des dirigeants du G20, qui se tiendra à Johannesburg en novembre 2025 et où les priorités africaines en matière de santé et de développement occuperont une place centrale.
Sous la direction des professeurs Olive Shisana (présidente d’Evidence Based Solutions) et Placide Mbala Kingebeni (directeur de l’Institut national de recherche biomédicale, RDC), le comité scientifique de la CPHIA 2025 rassemblera des experts issus de plus de 20 pays pour élaborer un programme dynamique, fondé sur les données et les preuves.
La conférence s’articulera autour de trois axes stratégiques : Financer l’avenir : investir dans des systèmes de santé résilients, efficaces et durables, tout en développant des mécanismes de financement innovants permettant aux pays africains de mieux maîtriser leurs priorités sanitaires ; renforcer la production locale : intensifier la fabrication de vaccins, de médicaments et de dispositifs de diagnostic en Afrique afin de réduire la dépendance vis-à-vis des importations et d’affirmer la souveraineté sanitaire du continent et transformer les soins de santé primaires : valoriser les innovations africaines – de la télémédecine aux solutions numériques pilotées par l’intelligence artificielle – pour élargir l’accès aux soins et améliorer leur qualité, notamment dans les zones rurales et défavorisées.
« La Convention BIO Africa est fière de s’associer au CDC Afrique pour relier science, innovation et entrepreneuriat à la santé publique », a déclaré le Dr Nhlanhla Msomi, président d’AfricaBio.
Et d’ajouter : « Ensemble, nous pouvons mobiliser l’écosystème africain des sciences de la vie pour renforcer la résilience et l’autonomie sanitaires du continent. »
GIK/lb/Sf/APA







