L’épidémie de choléra recule nettement au Congo, portée par l’action coordonnée du ministère de la Santé et le soutien de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ensemble, ils ont renforcé la prise en charge médicale et les mesures de prévention dans les zones les plus touchées.
Le Dr Juicael Bokoba, responsable des soins au Centre de santé intégré de Loukoléla, a indiqué qu’aucun décès n’a été enregistré dans sa zone depuis l’ouverture du centre de traitement du choléra en août. La région de Mossaka-Loukoléla, l’une des quatre les plus affectées, représente à elle seule plus de la moitié des 808 cas recensés à la mi-octobre.
Pour répondre efficacement à la crise, l’OMS a mis en place quatre centres de traitement du choléra et livré plus de 14 tonnes de matériel médical : médicaments, kits de laboratoire et produits de traitement de l’eau. L’Organisation a également formé 88 agents de santé aux bonnes pratiques de prévention, de gestion des cas et de contrôle des infections.
Ces interventions ont permis d’améliorer sensiblement la détection et la réponse. « Nous réalisons désormais des analyses précises pour différencier le choléra des autres formes de diarrhée et identifier les co-infections », a précisé Ghislain Dzeret Indolo, technicien de laboratoire sur le terrain.
Grâce à ces efforts, la mortalité a fortement baissé. Sur les 67 décès recensés depuis le début de l’épidémie, 83,6 % ont eu lieu dans les communautés, contre seulement 15,2 % dans les structures de santé.
En parallèle, les autorités ont renforcé la sensibilisation des populations. 173 relais communautaires ont été formés pour informer sur l’hygiène, les signes du choléra et le traitement de l’eau. « Nous distribuons des comprimés de chlore et expliquons comment purifier l’eau pour éviter la maladie », a rapporté David Akini Maya, relais communautaire à Mossaka.
L’OMS a également encadré une centaine de professionnels de santé sur le contrôle de la qualité de l’eau et le respect des normes d’hygiène dans les établissements sanitaires. « La chloration de l’eau est essentielle pour prévenir les maladies diarrhéiques », a souligné Mamadou Zongo, logisticien à l’OMS.
Les résultats sont visibles sur le terrain. À Mossaka, plusieurs familles saluent l’efficacité des soins reçus. « Ma fille a été prise en charge à temps et sauvée grâce aux infirmiers », a témoigné Françoise Komboli, habitante de la région.
Le Dr Vincent Dossou Sodjinou, représentant de l’OMS au Congo, a salué ces avancées et réaffirmé l’engagement de l’Organisation à accompagner le gouvernement dans le renforcement du système de santé. « Chaque patient guéri nous rapproche de la fin de l’épidémie », a-t-il conclu.
RNK/te/APA






