Plus de 379 000 gîtes larvaires ont été détruits au Burkina Faso dans le cadre de la première phase des Journées nationales de lutte antivectorielle (JNLAV), une opération destinée à réduire la prolifération des moustiques et à renforcer la lutte contre le paludisme et les autres maladies à transmission vectorielle.
Selon le bilan présenté lundi à Ouagadougou par le ministère de la Santé, près de 418 000 gîtes favorables à la reproduction des moustiques ont été recensés à travers plusieurs régions du pays. Plus de 379 000 ont été éliminés, soit un taux de destruction de 89%.
La campagne a également permis de collecter plus de 47 000 pneus usagés, susceptibles de retenir de l’eau et de constituer des lieux de ponte pour les moustiques, ainsi que de curer 188 kilomètres de canaux.
Ces opérations ont été conduites avec la participation des autorités locales et des populations, notamment dans des zones éloignées, afin d’assainir les cadres de vie et de réduire les espaces propices au développement des larves de moustiques.
Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a salué la mobilisation enregistrée lors de cette première phase, tout en appelant à maintenir les efforts au-delà de la campagne.
« Le moustique ne connaît pas de campagne. Il continue inexorablement de piquer chaque fois qu’il peut », a-t-il déclaré, selon un communiqué de son département.
Une deuxième phase des Journées nationales de lutte antivectorielle est programmée les 5 et 6 septembre prochains. Les autorités invitent, à cette occasion, les populations à poursuivre l’identification et la destruction des gîtes larvaires, à éliminer les eaux stagnantes et à maintenir propres les espaces d’habitation, de travail et les lieux publics.
La lutte contre les gîtes larvaires constitue l’un des leviers de prévention du paludisme, maladie qui demeure un important problème de santé publique au Burkina Faso.
HO/te/Sf/APA







