L’ancien ministre des Finances du Mozambique, Manuel Chang, sera libéré d’une prison fédérale américaine le 26 mars et expulsé vers le Mozambique après avoir purgé une peine réduite liée au scandale des « dettes cachées » du pays, a confirmé un tribunal de New York.
Âgé de 70 ans, l’ex-ministre des Finances du Mozambique, Manuel Chang, avait été condamné en janvier 2025 à 102 mois de prison pour association de malfaiteurs en vue de commettre une fraude électronique et un blanchiment d’argent, dans le cadre du système de prêts de 2,7 milliards de dollars qui a plongé le Mozambique dans une grave crise financière.
Sa peine a été réduite, tenant compte de sa détention provisoire et de sa bonne conduite, ce qui lui laisse un peu plus d’un an à purger aux États-Unis.
Il avait demandé une libération anticipée pour raisons de santé, évoquant des problèmes rénaux et de l’hypertension, mais un juge new-yorkais a rejeté sa demande le mois dernier, estimant que les autorités pénitentiaires surveillaient correctement son état de santé. Chang avait été arrêté en Afrique du Sud en décembre 2018 et a passé six ans en détention avant son extradition vers les États-Unis en 2023.
Les procureurs l’accusent d’avoir accepté 7 millions de dollars de pots-de-vin et d’avoir signé des garanties souveraines permettant à trois entreprises publiques d’emprunter secrètement des milliards de dollars auprès de banques internationales entre 2013 et 2016.
Officiellement destinés à une flotte thonière, un chantier naval et des projets de sécurité côtière, une grande partie des fonds a été détournée par des banquiers et des fonctionnaires.
Révélé en 2016, le scandale a provoqué une crise de la dette, freiné la croissance économique du Mozambique et entraîné des années de litiges et d’accords à l’amiable avec les créanciers.
Chang a toujours nié toute malversation, affirmant avoir agi sur instruction du gouvernement et n’avoir perçu aucun pot-de-vin.
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