Les autorités libyennes examinent des mesures visant à améliorer l’efficacité de l’administration et la gestion des ressources humaines.
Une réunion s’est tenue jeudi entre Mohamed bin Ghalboun, ministre d’État chargé des affaires du Premier ministre et du Cabinet au sein du gouvernement d’unité nationale (GUN) libyen, et Abdulmonem Saleh, ministre de la Fonction publique, afin d’évaluer les leviers d’amélioration de la performance administrative, selon un communiqué officiel du ministère. L’échange s’inscrit dans une séquence de réorganisation des institutions publiques engagée par l’exécutif libyen.
Les discussions ont porté en priorité sur les modalités de gestion financière, notamment les procédures de déblocage des fonds et les mécanismes de règlement, avec un alignement recherché sur la réglementation en vigueur. Les deux responsables ont également abordé la question du pilotage administratif, en mettant l’accent sur la nécessité d’une coordination plus étroite entre les différents organes de l’État.
Ce cadre a conduit à examiner plus précisément l’organisation du personnel public. Les autorités ont identifié des déséquilibres dans la répartition des effectifs entre institutions, un point régulièrement soulevé dans les diagnostics administratifs en Libye. L’objectif affiché consiste à réallouer les ressources humaines de manière plus rationnelle afin de mieux répondre aux besoins opérationnels des administrations.
Dans le prolongement de ces constats, les projets de réforme de la fonction publique ont occupé une place centrale dans les échanges. Les programmes évoqués incluent des dispositifs de formation et de qualification destinés à améliorer le rendement des agents publics. L’accent est également mis sur l’évolution des pratiques de gestion, avec une volonté de renforcer les standards administratifs et les mécanismes de suivi de la performance.
L’ensemble de ces orientations s’inscrit dans une ambition plus large de modernisation de l’appareil étatique. Les deux ministres ont réaffirmé l’engagement du gouvernement à conduire des réformes administratives globales visant à améliorer la qualité des services publics et à construire une fonction publique plus efficiente, dans un contexte où la stabilisation institutionnelle demeure un enjeu central pour le pays.
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