Les parlementaires ouest-africains sont appelés à renforcer le contrôle des finances publiques et la coopération régionale pour lutter contre la corruption, le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites, responsables de pertes estimées à 88,6 milliards de dollars par an en Afrique.
L’appel a été lancé lors d’un séminaire organisé à Accra par le Groupe d’action intergouvernemental contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), sur le thème « Prévenir les crimes financiers et améliorer la gestion des finances publiques grâce aux commissions parlementaires des comptes publics dans les Etats membres de la Cédéao ».
Réunissant une quarantaine de parlementaires membres des commissions des comptes publics (CCP) de la région, la rencontre vise à formuler des recommandations pour renforcer le contrôle parlementaire, améliorer la gouvernance financière et intensifier la coopération contre les crimes économiques.
Dans un discours lu en son nom, le ministre ghanéen des Finances, Cassiel Ato Forson, a indiqué que l’Afrique perdait chaque année environ 88,6 milliards de dollars en raison de la corruption et des flux financiers illicites. Ces ressources, a-t-il souligné, auraient pu financer des secteurs essentiels comme l’éducation, la santé et les infrastructures.
Le directeur général du GIABA, Edwin W. Harris, a estimé que la corruption, le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et les flux financiers illicites constituaient des menaces liées qui fragilisent le développement économique et la gouvernance. Ces pertes représentent environ 3,7 % du PIB africain, selon lui.
Il a également relevé des insuffisances dans plusieurs pays en matière de transparence sur les bénéficiaires effectifs, de passation des marchés publics et de dispositifs de gouvernance, autant de failles qui facilitent les crimes financiers.
Les responsables présents ont insisté sur la nécessité d’une action coordonnée entre les institutions de contrôle, les organismes de lutte contre la corruption, les cellules de renseignement financier, la société civile et les médias pour améliorer la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources publiques.
GIK/fss/te/Sf/APA







