À la veille du prononcé du verdict, les co-accusés du procès dit « Bongo Valentin » ont profité de leur dernière prise de parole pour exprimer leurs regrets et présenter leurs excuses au peuple gabonais.
À l’issue des plaidoiries de la défense, dans la nuit de lundi à mardi, tous les prévenus du procès Bong Valentin ont demandé pardon à la nation lors de leur ultime intervention avant que la cour ne se retire pour délibérer, rapporte l’Agence gabonaise de presse.
Mohamed Ali Saliou a reconnu avoir été « du mauvais côté » et a souhaité que les fonds saisis puissent être « utiles au peuple gabonais », tout en exprimant ses excuses.
Yann Ghislain Ngoulou a, lui aussi, admis ses torts : « Je mérite d’être jugé. Je demande pardon au peuple gabonais pour tout ce que j’ai fait. »
De son côté, Cyriaque Mvourandjami a confessé avoir « profondément déçu » et estimé qu’il aurait « dû agir autrement ». Il a sollicité l’indulgence du peuple, espérant que ce procès permette de « rétablir la vérité et la paix ».
Abdoul Osseni Ossa s’est déclaré prêt à restituer à la justice et à la population les biens obtenus grâce aux faveurs du pouvoir, afin de « réparer le préjudice causé ».
Dans le même esprit, Jessy Ella Ekogha a également présenté ses excuses, affirmant placer « la suite entre les mains de la justice et de Dieu ».
Les audiences précédentes avaient déjà permis au ministère public d’exposer les charges, d’examiner les biens saisis au cours de l’enquête et d’entendre les premières déclarations des accusés, dont certains avaient admis certains faits tandis que d’autres en contestaient une partie.
DM/te/Sf/APA






