Dans un contexte de fortes turbulences économiques et géopolitiques, marqué notamment par la crise au Moyen-Orient, une délégation égyptienne d’une vingtaine de membres de la Chambre de commerce américaine en Égypte se rendra à Washington à partir du 19 avril afin de consolider les partenariats stratégiques avec les États-Unis.
Cette mission égyptienne annuelle, dite « Doorknock », constitue un mécanisme de dialogue non gouvernemental bien établi avec les États-Unis. Elle vise à soutenir et à développer les relations bilatérales, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement, du financement et du transfert de technologies, explique-t-on au Caire.
Elle intervient à un moment critique, où l’économie égyptienne fait face à des tensions internes liées aux crises géopolitiques, tandis que l’environnement international reste marqué par des perturbations des chaînes d’approvisionnement, une intensification des conflits et une recomposition des priorités d’investissement à l’échelle mondiale.
Lors de ce déplacement, la délégation abordera les principaux défis économiques actuels et clarifiera la trajectoire des réformes engagées par l’Égypte.
Les échanges porteront notamment sur la politique de change, les arriérés dus aux partenaires étrangers dans le secteur pétrolier, le rôle du secteur privé et le programme de privatisations. Les participants évoqueront également les moyens d’améliorer le climat des affaires, de simplifier les procédures douanières et de garantir l’accès aux devises étrangères.
La délégation s’emploiera aussi à promouvoir l’Égypte comme plateforme régionale de production et de réexportation, notamment vers les marchés liés par des accords commerciaux préférentiels. Ses membres présenteront également les opportunités offertes par une économie diversifiée, en particulier dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et l’économie numérique.
Le programme de cette mission comprend des rencontres avec des membres du Congrès, des responsables de l’administration américaine, ainsi que des représentants du département du Trésor, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Des échanges sont également prévus avec la Chambre de commerce américaine à Washington et plusieurs centres de réflexion.
Pour Omar Mehanna, président de la Chambre et chef de mission, cette initiative s’inscrit dans la continuité d’un rôle de médiation économique exercé depuis plusieurs décennies.
« La période actuelle exige d’aller au-delà de la simple défense des intérêts pour créer des opportunités », a-t-il déclaré. Il souligne la nécessité de faciliter les grands projets conjoints et de renforcer les partenariats, y compris avec les chambres de commerce américaines au niveau des États.
AK/te/Sf/APA







