Une revue conjointe annuelle du secteur éducation-formation, tenue à Abidjan, en présence des ministères de tutelle, des partenaires financiers et de la communauté éducative, établit quatre principales priorités pour booster la gouvernance du système éducatif ivoirien.
Pendant deux jours, du 14 au 15 juillet 2025, les acteurs de la communauté éducative ont fait le bilan des actions réalisées dans le secteur éducation-formation afin de relever les défis et améliorer les performances du système éducatif en Côte d’Ivoire. Aboutissant à la définition de quatre priorités pour améliorer les performances.
La ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, Mme Anne Ouloto, rapportant le discours du Premier ministre, a déclaré que les conclusions de la revue sectorielle éducation-formation mettent en évidence ces quatre priorités.
La première, dira-t-elle, consiste à renforcer la gouvernance financière des établissements en améliorant la transparence, la redevabilité et l’efficience dans l’utilisation des ressources. Deuxièmement, le rapport recommande de diversifier les sources de financement, en mobilisant davantage les collectivités locales, le secteur privé et les partenaires internationaux autour d’un pacte financier pour l’éducation.
La troisième priorité, elle, concerne l’accélération de la structuration du système éducatif, en finalisant la révision du plan sectoriel éducation-formation 2025-2026 et en intégrant une stratégie robuste de gestion des flux et d’insertion professionnelle.
Pour la 4e priorité, la ministre d’Etat a souligné qu’il s’agit de consolider la coordination interministérielle à travers le comité interministériel et la Task force, en vue de garantir une approche intégrée et cohérente des politiques éducatives.
« Les actes de cette revue permettront assurément d’alimenter l’élaboration du projet du plan sectoriel, en tenant compte de l’échéance de l’agenda 2030 à adresser au plan national de développement », a affirmé Mme Anne Ouloto.
Elle a fait savoir que le plan national de développement 2026, en cours de finalisation et le prochain Plan sectoriel éducation-formation, porteront la volonté commune de doter la Côte d’Ivoire de ressources humaines compétentes et préparées pour relever les défis liés au développement du pays.
La ministre d’Etat a, en outre, invité le secteur privé à investir davantage dans la formation des compétences dont l’économie locale a besoin, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à faire de l’éducation le levier « incontournable » du développement socio-économique.
« Notre ambition est claire : offrir à chaque enfant, chaque jeune, une éducation de qualité et une formation adaptée aux exigences du monde contemporain », a insisté Mme Anne Ouloto, relevant que cela implique non seulement d’élargir l’accès, mais aussi d’améliorer la qualité des enseignements.
Le chef de file du Groupe local des partenaires du secteur éducation-formation, M. Jean François Basse, le représentant résident de l’Unicef en Côte d’Ivoire, a souligné l’importance de rendre pleinement opérationnel le Comité interministériel de coordination du secteur éducation-formation et de consolider la Task force, afin de garantir une gouvernance plus intégrée et plus efficace.
« Il apparaît essentiel de renforcer la synergie entre les différentes directions de la planification et des statistiques des différents ministères de l’Éducation et de la Formation », a ajouté le chef de file du Groupe local des partenaires du secteur éducation-formation.
Pour lui, ces structures doivent jouer un rôle d’appui à la Task force, notamment dans le suivi et la mise en œuvre rigoureuse des activités et une collecte fiable des données nécessaires à la production des rapports.
Le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation envisage de mettre en place un fonds national pour l’éducation inclusive et l’alphabétisation afin d’accélérer la digitalisation des processus de gestion administrative pédagogique et financière, réduire les délais de décaissement et améliorer l’efficacité budgétaire.
Pour le ministère chargé de l’Enseignement technique, il est question de l’accroissement du budget alloué par l’Etat, la modification des statuts juridiques des établissements pour leur permettre de générer des ressources additionnelles. Cette revue sectorielle éducation-formation consacre un terme du Plan sectoriel 2016-2025 et annonce l’élaboration d’un nouveau plan pour la décennie prochaine.
AP/Sf/APA






