Plus de 1 000 civils ont été in tués et des milliers d’autres victimes de violences sexuelles, de tortures et d’enlèvements lors d’une attaque menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre le camp de déplacés de Zamzam, au Soudan, en avril dernier.
Un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) publié ce jeudi, fait état de plus d’un milliers de morts dans des violences qualifiées de « violations graves » du droit international. Lesquelles se sont déroulées du 11 au 13 avril 2025 et ont laissé derrière elles des scènes de destruction et de désolation.
Parmi les victimes, 319 personnes ont été sommairement exécutées, soit dans le camp, soit alors qu’elles tentaient de fuir. Certaines ont été tuées lors de fouilles maison par maison, d’autres sur le marché, dans des écoles, des établissements de santé ou des mosquées.
Le rapport, fondé sur des entretiens menés en juillet 2025 auprès de 155 survivants et témoins dans l’est du Tchad, documente également des violences sexuelles massives, touchant au moins 104 survivants, majoritairement des femmes et des filles issues de l’ethnie Zaghawa. Ces violences, attribuées en grande partie à des hommes en uniforme des FSR et à des milices alliées, auraient été utilisées comme arme de terreur.
Plus de 400 000 habitants du camp ont été à nouveau déplacés à la suite de l’attaque. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a rappelé que le meurtre délibéré de civils pouvait constituer un crime de guerre, appelant à des enquêtes impartiales et à la poursuite des responsables.
Les exactions commises à Zamzam s’inscrivent dans un schéma récurrent de violences au Darfour, où les populations civiles, en particulier les personnes déplacées, sont régulièrement prises pour cible depuis le début du conflit entre l’armée soudanaise et les FSR. Le HCDH avait déjà documenté des atrocités similaires, notamment lors de la prise de contrôle d’El Fasher par les FSR fin octobre, tandis que le blocage de l’aide humanitaire continue d’aggraver la crise humanitaire dans la région.
DM/Sf/APA







