Le Mozambique se prépare à une nouvelle vague de fortes intempéries. L’Institut national de météorologie (INAM) avertit que la tempête tropicale Gezani pourrait se transformer en cyclone tropical avant d’atteindre le canal du Mozambique en fin de semaine.
Le directeur de l’INAM, Dorival Mutereda, a déclaré lundi que la tempête Gezani, actuellement située dans le sud-ouest de l’océan Indien, générait des vents moyens de 75 km/h et des rafales atteignant 100 km/h.
Selon lui, les modèles de prévision indiquent que Gezani se dirige vers le canal et pourrait toucher les côtes du Mozambique d’ici mercredi, sous forme de cyclone tropical, avec des vents pouvant atteindre 120 km/h.
« Ce système pourrait s’approcher des côtes du Mozambique en tant que cyclone tropical, affectant potentiellement les districts côtiers des provinces de Sofala, Inhambane et Gaza, avec des vents moyens de 120 km/h, des rafales jusqu’à 140 km/h et de fortes pluies », a précisé M. Mutereda.
« Nous continuerons à suivre l’évolution de ce système. » L’alerte est lancée alors que le Mozambique reste en alerte rouge, les autorités se préparant à d’éventuelles conséquences majeures.
Le ministre des Travaux publics, du Logement et des Ressources en eau, Fernando Rafael, a déclaré que plus d’un million de personnes vivant le long des côtes du centre et du sud pourraient être touchées si la tempête se renforce comme prévu.
« On s’attend à ce que plus d’un million de personnes vivant dans cette zone côtière soient touchées, et cela affectera également nos infrastructures, notamment les écoles et les hôpitaux », a-t-il déclaré lors d’une visite au Centre national des opérations d’urgence à Maputo.
Le Mozambique figure parmi les pays les plus exposés aux cyclones au monde, subissant régulièrement le passage de tempêtes qui se forment dans l’océan Indien.
Ces dernières décennies, des événements tels que le cyclone Idai en 2019 et le cyclone Freddy en 2023 ont provoqué des inondations catastrophiques, des déplacements massifs de population et des milliards de dollars de dégâts.
L’élévation de la température de la mer, liée au changement climatique, a encore accentué les inquiétudes quant à la fréquence et à l’intensité des tempêtes qui frappent la région.
JN/fss/Sf/APA







