La Représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Côte d’Ivoire a procédé, ce lundi 23 mars 2026, à une importante remise de matériels au ministère des Ressources animales et halieutiques, dans le cadre de la riposte contre la Peste porcine africaine (PPA).
Contre l’incidence de la peste porcine africaine (PPA), une menace qui fragilise la sécurité alimentaire et l’économie rurale, le partenariat entre la Côte d’Ivoire et la FAO franchit une nouvelle étape. Lors d’une cérémonie officielle tenue à Abidjan, Joseph Nyemah, Représentant de la FAO, a remis au ministre Sidi Tiémoko Touré un lot d’équipements stratégiques destiné à la Direction des services vétérinaires (DSV).
Le don, financé via le projet de coopération technique (TCP/RAF/4003), est composé de 500 combinaisons jetables, de pulvérisateurs, ainsi que d’outils de régulation et de sensibilisation, notamment 25 000 stickers de sécurisation, des guides de biosécurité et des carnets de laissez-passer sanitaires.
« La PPA est un fléau économique qui affecte profondément les revenus des populations rurales », a fait observer Joseph Nyemah, tout en soulignant que malgré une relative accalmie, la vigilance reste de mise face aux risques de résurgence et aux reprises d’activités non autorisées.

Un arsenal pour la biosécurité
Le ministre Sidi Tiémoko Touré a exprimé sa gratitude pour cet appui qu’il qualifie de « structurant et déterminant » face à la PPA, maladie animale transfrontalière majeure qui constitue une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire, les moyens d’existence des éleveurs et la stabilité de la filière porcine.
Les chiffres présentés lors de cette rencontre témoignent de l’efficacité des dispositifs déjà déployés. Entre 2024 et 2025, le nombre d’alertes investiguées a chuté de 72 %, passant de 50 à 14. De même, seuls 9 foyers ont été confirmés en 2025, contre 44 l’année précédente.
Cette maîtrise progressive de la maladie est le fruit de mesures rigoureuses, avec l’abattage sanitaire de plus de 108 000 porcs, la désinfection de plus de 1 500 exploitations, la formation de 25 experts en biosécurité et la sensibilisation de 256 agents des Forces de défense et de sécurité sur le contrôle des mouvements d’animaux.
Joseph Nyemah a relevé que c’est pour répondre à cette situation que la FAO a déployé le Projet de coopération technique TCP/RAF/4003, avec un objectif clair : réduire l’incidence de la PPA en renforçant les capacités d’investigation, de contrôle et de sensibilisation.

Une stratégie de prévention
Après avoir appuyé les missions de supervision à Abidjan, Bouaflé et Agboville, la FAO franchit aujourd’hui une nouvelle étape en dotant la Direction des services vétérinaires de moyens matériels essentiels.
Le Représentant de la FAO a d’ailleurs profité de l’occasion pour saluer la réactivité du ministère face à d’autres menaces, citant la gestion exemplaire du récent cas de Maladie hémorragique du lapin (MHL) détecté à Adzopé (Sud ivoirien).
Signe du dynamisme du secteur. Le ministre devrait se rendre très prochainement à San-Pedro (Sud-ouest) pour lancer un projet majeur dédié à l’économie bleue, confirmant ainsi l’engagement de la Côte d’Ivoire vers un développement durable de ses ressources.
Au-delà de l’urgence, la collaboration entre la FAO et le ministère ivoirien des ressources animales et halieutiques a permis l’élaboration et la validation de la Stratégie nationale de prévention et de contrôle de la PPA 2026–2031.
AP/Sf/APA







