Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, entame jeudi une visite de deux jours au Caire, nouvelle étape du rapprochement entre l’Égypte et la Türkiye après plusieurs années de fortes tensions diplomatiques.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, effectue jeudi 13 et vendredi 14 août une visite de travail en Égypte, dans le cadre du renforcement progressif des relations entre Ankara et Le Caire. Les échanges doivent porter sur les principaux dossiers bilatéraux ainsi que sur plusieurs crises régionales, alors que les deux pays cherchent à approfondir leur coordination diplomatique.
La visite s’inscrit dans une dynamique de normalisation engagée après près d’une décennie de relations difficiles entre les deux puissances régionales.
L’Égypte et la Türkiye ont progressivement rétabli leurs canaux politiques et diplomatiques, tout en affichant leur volonté de développer leurs échanges économiques et d’identifier de nouveaux domaines de coopération.
Les discussions au Caire devraient notamment accorder une place importante à la situation dans la bande de Gaza et à l’évolution du dossier libyen. L’Égypte et la Turquie disposent d’intérêts directs dans ces deux crises, même si leurs positions ont parfois divergé. La recherche d’une coordination accrue constitue désormais l’un des principaux indicateurs du rapprochement entre les deux capitales.
Les relations économiques devraient également figurer parmi les priorités. Les deux gouvernements cherchent à renforcer les investissements croisés et les échanges commerciaux, dans un contexte où Ankara comme Le Caire tentent de diversifier leurs partenariats et de consolider leur présence sur les marchés du Moyen-Orient, de la Méditerranée et de l’Afrique.
La visite de Hakan Fidan intervient ainsi dans une phase de recomposition des équilibres régionaux. Pour l’Égypte, le dialogue renforcé avec la Türkiye permet d’élargir ses canaux diplomatiques sur plusieurs dossiers stratégiques. Pour Ankara, le rapprochement avec Le Caire participe à la normalisation de ses relations avec les principales puissances arabes. Les entretiens des 13 et 14 août doivent désormais préciser les domaines dans lesquels cette convergence politique pourra déboucher sur des initiatives concrètes.
MK/AK/Sf/APA






