L’Égypte a appelé les pays de la Ligue arabe à renforcer leurs mécanismes de sécurité collective et leur coordination militaire et diplomatique face aux crises régionales, sans proposer la création immédiate d’une structure contraignante.
Le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty s’exprimait devant la 166e session ministérielle de la Ligue. Il a invoqué le traité de défense commune de 1950 et demandé une vision partagée ainsi qu’un suivi plus rigoureux des résolutions adoptées.
Le dispositif prévu par le traité est resté largement inactif, en raison des divergences diplomatiques et des alliances extérieures des États membres. Le discours égyptien reconnaît implicitement que l’existence d’un cadre juridique ne suffit pas à produire une réponse commune.
Abdelatty a insisté sur la protection de la navigation dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge. Le Caire défend un rôle prioritaire des États riverains dans la sécurité de la mer Rouge, axe essentiel pour les échanges passant par le canal de Suez.
Le ministre a également réaffirmé le caractère vital du Nil pour l’Égypte et le Soudan et rejeté les politiques susceptibles, selon lui, de porter atteinte aux droits des pays situés en aval. Sur la Palestine, il a renouvelé l’opposition du Caire à tout déplacement de population.
Aucune décision sur une force commune, un budget, une chaîne de commandement ou un calendrier de consultations n’a été annoncée. L’appel fixe une orientation politique, mais son application dépendra d’un consensus entre États dont les perceptions des menaces restent souvent divergentes.
MK/AK/Sf/APA





