La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) tient ce lundi, par visioconférence, un Sommet extraordinaire de la Troïka de l’Organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité afin d’examiner la dégradation de la situation sécuritaire et les enjeux de gouvernance dans la région.
Dans un communiqué, la SADC indique que la rencontre de ce lundi 22 juin, organisée sous la présidence du Malawi, réunira les chefs d’État et de gouvernement membres de la Troïka pour évaluer les principaux défis liés à la paix, à la sécurité et à la stabilité en Afrique australe.
Les discussions porteront notamment sur la prévention des conflits, le renforcement de la gouvernance démocratique, la protection des droits humains ainsi que les mécanismes régionaux de réponse aux crises. La Troïka est actuellement composée du Malawi, qui en assure la présidence, de l’Eswatini en qualité de vice-président et de la Tanzanie en tant que présidente sortante.
Le sommet sera précédé de réunions préparatoires regroupant de hauts fonctionnaires et les membres du Comité ministériel de l’Organe, chargés d’examiner les dossiers qui seront soumis aux dirigeants.
Cette concertation intervient dans un contexte marqué par de multiples foyers d’instabilité. La région reste confrontée à la menace persistante de l’extrémisme violent dans le nord du Mozambique, où les attaques des groupes armés continuent de provoquer des déplacements massifs de populations et de compliquer les opérations humanitaires.
En République démocratique du Congo (RDC), l’insécurité persistante dans l’est du pays, alimentée par l’activité de groupes armés, demeure une source majeure de préoccupation. Cette situation entraîne d’importants mouvements de populations et continue d’alimenter les tensions diplomatiques dans la région.
La SADC suit également avec attention les tensions politiques et les défis de gouvernance observés dans plusieurs États membres, dans un contexte marqué par des risques de violences électorales, des restrictions de l’espace civique et des préoccupations relatives aux droits humains.
Les violences xénophobes signalées en Afrique du Sud figurent également parmi les sujets de préoccupation des dirigeants régionaux.
Face à ces défis, les États membres cherchent à renforcer les mécanismes d’alerte précoce, la coopération sécuritaire et les dispositifs de prévention des conflits. Le sommet devrait permettre d’évaluer les interventions en cours, d’identifier les menaces émergentes et d’envisager de nouvelles mesures destinées à consolider la paix et la stabilité en Afrique australe.
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