Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a qualifié sa récente visite à Washington de succès diplomatique et économique, malgré les tensions nées des déclarations controversées du président américain Donald Trump concernant les Sud-Africains blancs menacés de génocide.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a rencontré son homologue américain Donal Trump le 21 mai afin de tenter de rétablir les relations entre les deux nations et de renforcer la coopération économique.
Depuis son entrée en fonction en janvier, l’administration Trump entretient des relations tendues avec l’Afrique du Sud, suite à des allégations répétées de persécution de citoyens blancs.
La position de Trump a conduit à une politique permettant aux Sud-Africains blancs de demander le statut de réfugié aux Etats-Unis, une mesure à laquelle Pretoria s’est fermement opposé.
Alors que les partis d’opposition, notamment les Combattants pour la liberté économique et l’uMkhonto weSizwe, ont critiqué Ramaphosa pour ne pas avoir dénoncé avec force les allégations de génocide, le président a soutenu que la désinformation diffusée par des groupes marginaux avait exacerbé les tensions. « Dans ce contexte, il était crucial pour nous de dialoguer directement avec l’administration américaine afin de corriger les fausses informations et de fournir un compte rendu fidèle des progrès réalisés en tant que démocratie et des nombreux et complexes défis auxquels nous sommes encore confrontés », a déclaré M. Ramaphosa dans sa lettre d’information hebdomadaire lundi.
Au-delà des préoccupations diplomatiques, le président sud-africain a souligné l’importance de renforcer les liens économiques entre les deux nations.
Le dirigeant sud-africain a déclaré que les deux dirigeants étaient convenus de renforcer leur coopération en matière de commerce et d’investissement, et prévoyaient de futurs échanges sur les questions liées aux droits de douane.
« Notre visite de travail fructueuse aux Etats-Unis a réaffirmé l’importance de maintenir le dialogue ouvert. La volonté desEtats-Unis de dialoguer avec l’Afrique du Sud pour relancer nos relations témoigne de la solidité de nos relations bilatérales », a ajouté Ramaphosa.
Les Etats-Unis restent le deuxième partenaire commercial de l’Afrique du Sud, avec plus de 600 entreprises américaines implantées dans le pays. Ces entreprises emploient collectivement environ 148 000 Sud-Africains.
M. Ramaphosa a souligné les opportunités commerciales et d’investissement existantes, notamment les investissements prévus de 5,4 milliards de rands par Microsoft dans les infrastructures cloud et d’intelligence artificielle au cours des deux prochaines années. Il a également souligné l’intérêt croissant des entreprises américaines pour le secteur énergétique sud-africain, qui a été mis en évidence lors d’une récente conférence au Cap.
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