Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est entretenu par téléphone, le 6 août 2025, avec son homologue américain Donald Trump sur les relations commerciales entre les deux pays, au lendemain d’une réunion d’urgence à Prétoria sur l’avenir du secteur diamantifère.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est entretenu par téléphone, mercredi matin 6 août 2025, avec son homologue américain Donald Trump, a annoncé la présidence de la République d’Afrique du Sud. La discussion a porté sur les relations commerciales bilatérales, dans un contexte marqué par une pression accrue sur l’industrie diamantifère sud-africaine.
Selon le communiqué officiel parvenu à APA, les deux chefs d’État ont convenu de maintenir un dialogue ouvert, tout en reconnaissant la complexité des négociations en cours impliquant Washington. Leurs équipes respectives poursuivront les discussions de fond dans les semaines à venir.
Cet échange intervient au lendemain d’une réunion d’urgence convoquée à Prétoria par le ministre sud-africaine des Ressources minérales et pétrolières, Gwede Mantashe, avec les acteurs de la filière diamant. Face à la chute de la demande et à la montée en puissance des diamants synthétiques, notamment sur les marchés occidentaux, le ministre a exhorté les producteurs à resserrer les rangs. Il a plaidé pour une augmentation de la production, une transformation locale accrue et une promotion internationale offensive.
Le secteur est d’autant plus fragilisé que, contrairement à d’autres ressources sud-africaines comme l’or, le platine ou le charbon – exclus du nouveau régime tarifaire américain –, les diamants naturels restent pleinement soumis à une taxe de 30 % à l’export vers les États-Unis, un prélèvement qualifié de « coup dur » par Pretoria. Ce tarif punitif menace directement la compétitivité des pierres sud-africaines sur le deuxième marché d’exportation du pays, derrière la Chine.
Le ministre Mantashe a mis en garde contre la perte de parts de marché, alors que les pierres de synthèse représentent désormais environ un quart des transactions aux États-Unis. « Nous devons promouvoir le diamant naturel, mais aussi en produire davantage. Sa valorisation locale est un enjeu stratégique majeur », a-t-il insisté.
L’appel entre Ramaphosa et Trump s’inscrit donc dans un effort de désescalade diplomatique, à un moment critique pour l’un des fleurons historiques de l’économie sud-africaine.
AC/Sf/APA






