En graciant des supporters sénégalais à l’occasion de l’Aïd al-Adha, le Maroc choisit de donner une issue humaine à une séquence née dans la ferveur de la CAN 2025. Le message est clair : les incidents ne doivent pas effacer l’esprit de fraternité africaine qui entoure un événement comme la CAN.
Le Roi du Maroc, Mohammed VI, a gracié le samedi 23 mai 2026 pour « des considérations humaines » les supporters sénégalais emprisonnés après les violences survenues à Rabat, à l’occasion de la finale de la CAN 2025.
« Vu les relations fraternelles séculaires qui lient le royaume du Maroc et le Sénégal, et à l’occasion de l’avènement de l’Aïd al-Adha », le Roi « a bien voulu accorder, pour des considérations humaines, sa grâce royale aux supporters sénégalais », selon un communiqué du Cabinet royal.
Ce geste parle directement aux opinions publiques. Il rappelle que les rivalités sportives peuvent être fortes sans devenir des fractures durables entre les peuples. La décision s’inscrit aussi dans une vision plus large du rôle du Maroc en Afrique.
Depuis plusieurs années, Rabat cherche à consolider sa présence sur le continent non seulement par la diplomatie d’État, l’économie ou la coopération religieuse, mais aussi par le sport et les grands événements populaires.
La grâce royale accordée à des supporters sénégalais permet ainsi au Maroc de refermer une séquence délicate tout en réaffirmant une idée simple : le football africain doit rester un espace de lien, de respect et de fraternité.
Le football, sport roi sur le continent africain, n’est pas seulement une compétition sportive. Elle mobilise des millions de passionnés, fait voyager des supporters, crée des rencontres, des tensions parfois, mais aussi des souvenirs communs.
AP/Sf/APA







