Une nouvelle résolution de l’ONU donne mandat jusqu’au 31 décembre 2027 à un «Comité de la paix», comme organe de « gouvernance de transition » à Gaza jusqu’à la réforme de l’Autorité palestinienne.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté lundi 17 novembre une Résolution dans la sillage du plan de paix de Donald Trump à Gaza, prévoyant en particulier le déploiement d’une force internationale a Gaza, Le Mouvement Hamas estime que le texte, soutenu par l’Autorité palestinienne, «ne répond(ait pas aux exigences et aux droits politiques et humains» des Palestiniens.
Treize membres du Conseil se sont prononcés en faveur de la résolution.
Le président américain s’est félicité d’une «des approbations les plus importantes de l’histoire des Nations Unies » et a remercié les pays siégeant au Conseil de sécurité, y compris la Russie et la Chine, qui se sont abstenues.
Plusieurs fois modifiée lors de négociations sensibles, la résolution «endosse » le plan du président américain qui a permis, depuis le 10 octobre, un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas dans le territoire palestinien.
Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, estime que son adoption est «une étape importante dans la consolidation du cessez-le-feu» à Gaza, ravagée par deux années de guerre.
Le Hamas a estimé que le texte, soutenu par l’Autorité palestinienne, «ne répondait pas aux exigences et aux droits politiques et humains » des Palestiniens. Selon le mouvement palestinien, le texte «impose un mécanisme de tutelle internationale sur la bande de Gaza, ce que notre peuple, ses forces et ses composantes rejettent».
La résolution donne mandat jusqu’au 31 décembre 2027 à un «Comité de la paix», organe de «gouvernance de transition» jusqu’à la réforme de l’Autorité palestinienne. Ce comité doit être présidé par Donald Trump. Elle «autorise» aussi une «force de stabilisation internationale» (ISF) chargée notamment de la sécurisation des frontières avec Israël et l’Egypte, de la démilitarisation de Gaza, du désarmement «des groupes armés non étatiques», de la protection des civils et de la formation d’une police palestinienne.
La France qui a voté en faveur de cette résolution estime que le texte «répond aux besoins les plus urgents des populations et permet de soutenir les efforts de paix en cours».
«Nous nous sommes assurés que le texte (…) inclue des éléments importants pour nous, et notamment des références à la perspective d’un État palestinien», a ajouté une source diplomatique, citée par l’AFP.
La Russie a fait circuler un texte concurrent, en justifiant cette initiative par le fait que la résolution américaine n’allait pas assez loin sur la perspective d’un Etat palestinien, affirmant un «engagement indéfectible» en faveur de la solution à deux Etats.
D’autres Etats membres ont exprimé des réticences, s’inquiétant d’un manque de clarté dans les mandats du Comité de la paix et de l’ISF.
AK/Sf/APA Avec AFP






