Les transferts des Egyptiens travaillant à l’étranger ont connu une augmentation de 45,1 % au cours des neuf premiers mois de l’année 2025, atteignant 30,2 milliards de dollars, contre 20,8 milliards de dollars pour la même période de l’année précédente, selon les données de la Banque centrale de ce pays publiées lundi 17 novembre.
Alors que l’Egypte enregistre un record de 30,2 milliards de dollars de ses expatriés en neuf mois, sur une base mensuelle, les transferts de fonds de l’étranger ont également affiché une croissance notable en septembre 2025, progressant de 30,9 % pour atteindre 3,6 milliards de dollars, contre environ 2,7 milliards de dollars en septembre 2024, indique la banque centrale d’Egypte.
Ces transferts ont baissé au premier semestre 2024, en raison de l’écart massif entre le taux officiel (environ 31 livres pour un dollar) et le taux parallèle, proche de 70 livres. Mais, suite aux réformes économiques engagées en mars 2024, comprenant la fluctuation du taux de change et la hausse du taux d’intérêt, l’affluence a repris à un rythme accru, ajoute t-on.
Selon les estimations du ministère de l’Emigration, plus de 14 millions d’Egyptiens vivent à l’étranger, faisant des transferts de fonds l’une des plus importantes ressources égyptiennes en devises étrangères, devançant les recettes du Canal de Suez et du secteur touristique.
L’Économie de l’Égypte était en 2024 la 2e puissance économique du continent africain en matière de PIB, et la 3ᵉ si l’on prend le PIB nominal, juste derrière l’Afrique du Sud et le Nigéria, selon des données officielles.
AK/Sf/APA







