La présidente-directrice générale de la Commission des Nigérians de la diaspora (NiDCOM), Abike Dabiri-Erewa, a salué la célébration du 50e anniversaire de la Semaine NAIDOC, estimant que la culture constitue « le fondement même des nations » et un levier essentiel de cohésion et de développement.
Invitée d’honneur à une réception organisée par le Haut-Commissariat d’Australie à Abuja, Mme Dabiri-Erewa a félicité Canberra pour cinq décennies de mise à l’honneur des peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torres à travers cette manifestation annuelle.
Elle s’est dite honorée de participer à cette célébration de l’histoire, de la culture et des réalisations des Premières Nations australiennes, établissant un parallèle avec la richesse culturelle du Nigéria.
« En tant que présidente de la NiDCOM, je ne suis pas seulement une représentante du gouvernement nigérian, mais aussi une sœur venue d’une autre partie du monde qui comprend la force de la résilience, de la culture et de la communauté », a-t-elle déclaré.
Au cours de la réception, une exposition photographique consacrée aux communautés autochtones australiennes a particulièrement retenu son attention. Selon elle, plusieurs clichés faisaient écho à son propre héritage culturel, illustrant les expériences communes des peuples autochtones à travers le monde.
Elle a également souligné la portée symbolique du terme aborigène « Deadly », qui signifie « fort », « fier » et « excellent », estimant qu’il résumait parfaitement l’esprit de ce cinquantenaire.
Pour Mme Dabiri-Erewa, l’expérience australienne démontre qu’« une nation qui honore ses racines renforce son avenir ».
« La manière dont l’Australie a créé un espace pour célébrer la culture, la langue et le leadership des Premières Nations est admirable. Cela nous enseigne que la construction d’une nation doit inclure tout le monde et que la sagesse des communautés ancestrales constitue un capital national inestimable », a-t-elle affirmé.
Rappelant que le Nigéria compte plus de 250 groupes ethniques, elle a insisté sur la nécessité de préserver cet héritage culturel.
« Sans culture, on est vide. Quand on perd sa culture, on perd tout », a-t-elle déclaré.
Évoquant le thème de cette édition, la responsable nigériane a mis en avant le rôle de la jeunesse, saluant les succès des jeunes Aborigènes et Insulaires du détroit de Torres dans les domaines du droit, de la santé, de la technologie, des arts et du sport. Elle a établi un parallèle avec les jeunes Nigérians de la diaspora qui, selon elle, excellent à l’international tout en restant attachés à leur identité culturelle.
« Notre responsabilité, en tant que dirigeants, est de leur ouvrir la voie à leur épanouissement », a-t-elle ajouté.
De son côté, la Haute-Commissaire d’Australie au Nigéria, Leilani Bin Juda, a souligné que les relations entre les deux pays reposent autant sur les échanges humains et culturels que sur la coopération économique et diplomatique.
« Le Nigéria et l’Australie sont des pays très différents à bien des égards, mais nous partageons une même compréhension de l’importance de la culture, de la communauté et de l’identité », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que les deux nations, caractérisées par une grande diversité culturelle et linguistique, entretiennent une coopération en constante progression dans les domaines du commerce, de l’investissement et de plusieurs secteurs stratégiques.
La réception s’est achevée par la projection de Gurrumul, un documentaire consacré au chanteur et compositeur aborigène Geoffrey Gurrumul Yunupingu, figure majeure des Premières nations australiennes.
La Semaine NAIDOC est célébrée chaque année en Australie afin de mettre à l’honneur l’histoire, la culture et les réalisations des peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torres. L’édition 2026 marque le 50e anniversaire de cette célébration nationale.
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