Les autorités de Dosso au Niger ont ordonné la suspension des activités de plusieurs agences de transfert d’argent pour des raisons de sécurité, invoquant notamment des risques liés au financement d’activités illicites et au contrôle des flux transfrontaliers.
Les autorités administratives de la région de Dosso, dans le sud-ouest du Niger, ont ordonné la fermeture temporaire d’une trentaine d’agences de transfert d’argent. Cette décision, motivée par des impératifs de sécurité, cible principalement les opérateurs NITA et AMANA dans plusieurs localités des départements de Dosso, Doutchi, Birni, Gaya et Loga.
L’arrêté signé par le gouverneur de la région, le Colonel-Major Bana Achassane, concerne notamment des points stratégiques comme Bolbol et Lido dans la commune de Dosso, Tombon Bouya à Doutchi, Kote Kote à Gaya, et Bakir Tombo dans le département de Loga.
Pour justifier cette mesure, l’administration régionale s’appuie sur plusieurs textes juridiques : la Charte de transition du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), la loi 98-31 sur l’organisation territoriale, ainsi que le décret 2025-009 portant nomination des gouverneurs.
Si l’arrêté ne précise pas la nature exacte des menaces, des sources sécuritaires évoquent plusieurs raisons. Il s’agit notamment de risques liés au financement d’activités illicites, à la nécessité de mieux contrôler les flux transfrontaliers, ainsi qu’à la prévention des infractions économiques.
Cette fermeture temporaire pourrait avoir plusieurs conséquences. Elle risque de perturber les transferts d’argent des travailleurs migrants, d’affecter le commerce transfrontalier avec le Nigeria voisin, et de susciter des réactions parmi les opérateurs économiques locaux.
AC/Sf/APA







