Le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a souligné, lundi 6 avril au Caire, la volonté commune du Maroc et de l’Égypte de donner un nouvel élan à leur coopération aux relations entre les deux pays.
S’exprimant en ouverture de la 1ère session du Comité maroco-égyptien de coordination et de suivi, Aziz Akhannouch a indiqué que la tenue de cette réunion « traduit l’ambition des dirigeants des deux pays, le Roi Mohammed VI et le Président Abdel Fattah Al-Sissi, de donner une nouvelle dynamique aux relations bilatérales et de les hisser au niveau d’un partenariat stratégique global et exemplaire, fondé sur une solidarité effective, une intégration économique globale et une coordination politique sur les questions régionales et internationales ».
Cette réunion constitue « une déclaration politique et une nouvelle charte jetant les bases de notre partenariat stratégique avec des orientations pragmatiques, garantissant une intégration réelle et solide dans divers domaines entre le Royaume du Maroc et la République arabe d’Égypte, renforçant ainsi leur position en tant que pôles régionaux clés », a-t-il dit le chef du gouvernement marocain.
Il a fait observer que la solidité des relations bilatérales repose également sur la clarté de positions concernant les questions stratégiques des deux pays, relevant que la réalisation de ce partenariat modèle escompté nécessite d’augmenter de manière équilibrée le volume et la valeur des échanges commerciaux bilatéraux, tout en tirant profit des opportunités offertes par un cadre juridique riche.
Cela exige, a-t-il encore souligné, une mise en œuvre optimale des dispositions des accords de libre-échange, aux niveaux régional et continental, ainsi que la levée de toutes les contraintes et entraves administratives afin d’assurer la fluidité des échanges de marchandises entre les deux pays, et de favoriser les flux d’investissements dans les deux sens.
Cela permettra de tirer profit des expertises et des potentialités économiques dont disposent les deux pays pour soutenir les efforts consentis pour le développement et la prospérité des deux peuples frères, a affirmé le chef de gouvernement, avant de conclure que la clé de l’intégration économique souhaitée entre les deux pays, fondée sur le principe du «gagnant-gagnant », réside dans l’élargissement des perspectives de coopération à plusieurs domaines.
Le responsable marocain a relevé que ces domaines concernent notamment le développement de la connectivité logistique et maritime directe entre les ports stratégiques, en particulier entre le port de Tanger Med et celui de Port-Saïd Est ainsi que l’axe du canal de Suez, ce qui permettra de faire des deux pays une plateforme intégrée et un point de départ commun pour accéder aux marchés africains, européens et asiatiques.
Il s’agit également, a-t-il poursuivi, de l’intégration industrielle, à travers la mise en avant des industries complémentaires dans les deux pays afin de tirer parti de leurs avantages compétitifs respectifs, ainsi que de l’encouragement à l’organisation de rencontres d’affaires bilatérales, de forums économiques et de la participation à des salons sectoriels, en vue de dynamiser les échanges commerciaux et les investissements entre les opérateurs économiques des deux pays.
Il a ajouté que cela porte aussi sur la création d’une plateforme d’investissement maroco-égyptienne, regroupant les organismes en charge de l’investissement, en vue de favoriser l’échange d’informations, la coordination des efforts de promotion, l’exploration des opportunités de projets et une meilleure compréhension des environnements des affaires dans les deux pays et l’échange d’expertises et d’expériences dans le développement de projets d’énergie solaire et éolienne à grande échelle, ainsi que le renforcement de la coopération régionale dans le domaine des énergies renouvelables, notamment l’hydrogène vert.
La coopération englobe également le renforcement de la coordination dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine ( ZLECAf), en vue d’un positionnement commun sur le continent africain en tant que bloc économique intégré, et de la mise en place d’une coopération bilatérale dans le domaine des minerais, à travers le renforcement mutuel des capacités dans le secteur minier et l’échange d’expertises et de données en matière d’exploration minière.
Le chef du gouvernement marocain a souligné l’importance de la mise à jour du cadre juridique régissant les relations entre les deux pays, afin de répondre à leurs ambitions et d’accompagner les mutations rapides à l’échelle mondiale, précisant que la signature, ce jour, de plusieurs mécanismes juridiques constitue une étape importante dans ce sens et un signal fort de la volonté commune de hisser les relations bilatérales à un niveau supérieur.
Lors de cette réunion, la République arabe d’Égypte a réaffirmé son soutien à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc, ainsi qu’à la dernière résolution du Conseil de sécurité de l ‘ONU et pour une solution politique consensuelle au différend autour du Sahara.
La résolution 2797 souligne qu’une autonomie réelle sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus réalisable pour le règlement de la question du Sahara marocain.
AK/Sf/APA







