Le 20 novembre, le Premier ministre malien a reçu à Bamako le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, porteur d’un message de soutien, une première depuis le retrait de la MINUSMA en 2023.
La rencontre au Mali entre le Premier ministre et le représentant de l’ONU intervient quelques jours après la réunion de New York consacrée à la situation sécuritaire dans la région, marquant une reprise des contacts directs entre les autorités maliennes et l’Organisation des Nations Unies depuis le retrait de la MINUSMA en décembre 2023.
Le Général de division Abdoulaye Maïga a ainsi échangé avec Leonardo Santos Simão, porteur d’un message de solidarité du Secrétaire général à l’endroit du gouvernement de la Transition. Le diplomate onusien a expliqué être venu recueillir les orientations nécessaires pour renforcer l’appui des Nations Unies au Mali, tout en saluant la qualité du travail mené par les équipes pays présentes sur le terrain.
Cette audience s’inscrit dans le prolongement de la réunion de New York consacrée à la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Lors de ces discussions, l’Alliance des États du Sahel avait réaffirmé sa volonté d’assumer pleinement la conduite des opérations de sécurisation, tout en appelant à un soutien international mieux adapté aux réalités locales. Le représentant malien, Issa Konfourou, avait rappelé que la région fait face depuis plus d’une décennie à des attaques ciblant populations et infrastructures, soulignant l’importance d’une coopération alignée sur les priorités sahéliennes.
À Bamako, le Premier ministre a salué la démarche de l’ONU et félicité l’équipe du Programme des Nations Unies pour le développement pour les résultats obtenus dans les projets en cours. Il a néanmoins insisté sur la nécessité que les rapports produits reflètent fidèlement la situation observée sur le terrain, dans un contexte de recomposition de la coopération internationale depuis le départ de la MINUSMA.
Le chef du gouvernement a également évoqué les perturbations constatées dans l’acheminement des hydrocarbures, qu’il a attribuées aux revers infligés aux groupes armés terroristes dans plusieurs zones. Selon lui, les forces armées assurent désormais la continuité du dispositif logistique, et le pays traverse une phase de réadaptation progressive. Il a ajouté que les efforts entrepris profitent également aux pays voisins et que la lutte sur le terrain exige un engagement régional franc pour réduire durablement la menace.
La visite du Représentant spécial s’inscrit donc dans une dynamique de rapprochement entre Bamako et les Nations Unies, à un moment où les autorités maliennes — comme les autres membres de l’AES — entendent redéfinir les modalités de leur coopération avec la communauté internationale tout en poursuivant leurs propres opérations de sécurisation.
MD/te/Sf/APA






