Les présidents malgache et français ont eu un entretien téléphonique mercredi, au lendemain de la déclaration « persona non grata » d’un agent de l’ambassade de France à Antananarivo, dans un épisode que les deux chefs d’État se sont accordés à qualifier d’acte isolé n’entamant pas leur volonté de coopération.
Le Président de la Refondation de la République de Madagascar, Michaël Randrianirina, et le Président de la République française, Emmanuel Macron, se sont entretenus par téléphone mercredi 29 avril, selon un communiqué de la présidence malgache parvenu à APA.
L’appel intervient au lendemain d’une crise diplomatique ouverte mardi, lorsque les autorités malgaches ont déclaré persona non grata un agent de l’ambassade de France à Antananarivo, après la convocation de l’ambassadeur Arnaud Guillois au ministère des Affaires étrangères.
Selon la presse locale, l’agent en question est le colonel Pierre Couve, officier supérieur de la gendarmerie française en poste à la représentation diplomatique française depuis septembre 2022, soupçonné d’activités « incompatibles » avec son statut diplomatique dans le cadre d’investigations portant sur des actes présumés de déstabilisation impliquant des ressortissants malgaches et étrangers.
Paris avait réagi en convoquant à son tour le chargé d’affaires de l’ambassade de Madagascar à Paris « pour protester vigoureusement » contre cette expulsion, le porte-parole du Quai d’Orsay Pascal Confavreux précisant que « la France rejetait catégoriquement toute accusation de déstabilisation du régime de la Refondation ».
Lors de leur échange téléphonique, les deux chefs d’État ont abordé ces faits, qualifiés dans le communiqué présidentiel malgache d’« acte isolé ». Le Président Randrianirina a rappelé que les décisions prises par Madagascar « relèvent de l’exercice normal de la souveraineté de l’État » et s’inscrivent dans le cadre de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.
Les deux dirigeants ont toutefois souligné l’importance des liens bilatéraux et réaffirmé la volonté des deux États de ne pas laisser cet épisode affecter la dynamique de coopération entre leurs deux pays. Ils ont conclu que Madagascar et la France misaient sur la confiance mutuelle pour bâtir « un partenariat durable au service de leurs peuples ».
AC/Sf/APA







