Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Mahmoud Ali Youssouf, a salué lundi l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à plus de trois mois de conflit au Moyen-Orient, appelant les parties à en assurer la pleine mise en œuvre.
Le président de la Commission de l’Union africaine ( CUA), Mahmoud Ali Youssouf, a salué lundi l’accord de paix annoncé entre les États-Unis et l’Iran, estimant qu’il constitue une avancée majeure en faveur de la stabilité régionale et internationale.
Dans un communiqué parvenu à APA, le chef de l’exécutif continental a encouragé « toutes les parties à rester attachées à la pleine application » du texte et à « continuer de faire avancer les efforts visant à promouvoir une paix, la stabilité et la coopération durables au Moyen-Orient et au-delà ».
L’accord, annoncé dimanche par Washington et Téhéran, prévoit un arrêt immédiat et permanent des hostilités sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban, ainsi qu’une période de 60 jours de négociations destinées à aboutir à un règlement définitif des questions liées au programme nucléaire iranien.
La signature officielle du texte est prévue le 19 juin à Genève. Selon les parties, l’entente comprend notamment la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation internationale et le lancement de discussions sur la levée progressive des sanctions imposées à l’Iran.
L’annonce a suscité de nombreuses réactions favorables à travers le monde. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a qualifié l’accord d’« étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit », tandis que le Qatar a salué une avancée susceptible de renforcer la sécurité régionale et la liberté de navigation dans le Golfe.
Pour l’Union africaine, cet accord ouvre la perspective d’une désescalade dans une région dont les crises ont des répercussions directes sur les économies africaines, notamment à travers les fluctuations des prix de l’énergie et les perturbations des échanges commerciaux mondiaux.
Le conflit opposant les États-Unis et l’Iran avait éclaté le 28 février 2026 et provoqué une grave crise régionale, aggravée par la fermeture du détroit d’Ormuz, voie stratégique par laquelle transite près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
La Commission de l’Union africaine a réaffirmé son soutien aux initiatives diplomatiques privilégiant le dialogue et la négociation comme moyens de règlement des différends internationaux.
AC/Sf/APA






