Le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Menfi, a reçu une délégation du ministère suisse des Affaires étrangères pour des discussions portant sur la migration, les droits humains et le processus de réconciliation nationale.
Le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Menfi, a reçu lundi à Tripoli une délégation du Département fédéral suisse des Affaires étrangères conduite par Monika Caroline Schmutz Kirgöz, cheffe de la division Afrique du Nord et Moyen-Orient. La délégation comprenait également l’ambassadeur de Suisse en Libye, Josef Philipp Renggli, ainsi que plusieurs responsables suisses, selon un communiqué du bureau de presse du Conseil présidentiel.
Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers d’intérêt commun, notamment les droits de l’homme, la migration irrégulière et les efforts visant à faire avancer le processus de réconciliation nationale, considéré par les autorités libyennes comme un élément central de la stabilisation politique et sociale du pays.
Au cours de la rencontre, Mohammed Menfi a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre la Libye et les partenaires européens sur les questions stratégiques communes. Il a plaidé pour une approche équilibrée permettant à la fois d’améliorer la sécurité aux frontières et de lutter contre les réseaux impliqués dans le trafic d’êtres humains, un enjeu majeur pour les pays riverains de la Méditerranée.
Le responsable libyen a également appelé à un soutien international accru en faveur du renforcement des capacités institutionnelles du pays et du financement de projets de développement. Selon lui, la stabilité économique et sociale en Libye, mais aussi dans plusieurs pays africains d’origine des migrants, constitue un levier essentiel pour réduire les flux migratoires et faire face aux défis sécuritaires régionaux.
La question de la réconciliation nationale a occupé une place importante dans les discussions. Menfi a réaffirmé que ce dossier demeure une « priorité nationale absolue », soulignant que le Conseil présidentiel supervise directement cette démarche à travers le Haut Comité pour la réconciliation nationale. Les autorités libyennes considèrent ce processus comme un préalable à la consolidation des institutions et à la poursuite de la transition politique dans un pays toujours confronté à des divisions internes malgré les progrès enregistrés ces dernières années
MK/AK/Sf/APA






