Les États-Unis, l’Égypte, l’Arabie saoudite et la Turquie ont réaffirmé au Caire leur soutien au processus politique conduit par les Nations Unies en Libye, mettant l’accent sur l’unification des institutions et la préparation d’élections nationales.
Les efforts internationaux en faveur d’un règlement durable de la crise libyenne ont reçu un nouvel élan à l’occasion d’une réunion quadripartite tenue au Caire. Celle-ci a réuni les ministres des Affaires étrangères d’Égypte, d’Arabie saoudite et de Turquie, ainsi que Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines. Les participants ont réaffirmé leur appui à la feuille de route proposée par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) et aux initiatives menées par sa représentante spéciale, Hanna Tetteh.
Dans un message publié sur le réseau X, Massad Boulos a qualifié la rencontre de « productive », soulignant qu’elle s’inscrivait dans le cadre d’une coordination diplomatique renforcée sur les principales questions régionales. Selon lui, les discussions ont également porté sur les efforts visant à réduire les tensions dans la région et à promouvoir un environnement plus propice à la stabilité et à la sécurité.
Concernant la Libye, les quatre parties ont insisté sur l’importance de préserver l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays. Elles ont également apporté leur soutien aux recommandations issues du dialogue structuré facilité par les Nations Unies, considéré comme l’un des principaux mécanismes destinés à rapprocher les différentes composantes politiques et institutionnelles libyennes.
Les participants ont par ailleurs salué plusieurs évolutions récentes sur la scène libyenne. Massad Boulos a notamment évoqué les progrès enregistrés en matière de coordination entre les institutions nationales, l’accord conclu sur un budget national unifié, ainsi que la participation conjointe des forces libyennes de l’Est et de l’Ouest à des exercices militaires organisés sous l’égide du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM). Ces avancées sont perçues comme des signes encourageants d’un rapprochement progressif entre des structures longtemps divisées.
Selon les participants, la poursuite de ces efforts demeure essentielle pour créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections nationales crédibles et inclusives. L’unification des institutions politiques, économiques et sécuritaires apparaît désormais comme une étape incontournable pour consolider la stabilité du pays et favoriser une sortie durable de plus d’une décennie de transition et de fragmentation institutionnelle.
À l’issue de la réunion, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Tamim Khallaf, a indiqué que cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des consultations régulières menées entre les parties concernées sur plusieurs dossiers régionaux. Le Caire continue ainsi de se positionner comme un acteur central des efforts diplomatiques visant à rapprocher les positions des différents partenaires impliqués dans le règlement de la crise libyenne, alors que les Nations Unies cherchent à relancer le processus politique sur des bases consensuelles.
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