La Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) a dévoilé les critères de participation à son prochain dialogue structuré, qui doit s’ouvrir en novembre, avec pour objectif de réunir un panel représentatif des forces vives du pays autour d’une même table.
Dans une déclaration publiée sur sa page officielle, la MANUL a précisé que le processus en cours en Libye garantirait un équilibre géographique et social, incluant les femmes, les jeunes, les composantes culturelles, les organisations de la société civile et les institutions nationales. Cette approche inclusive, selon la mission, vise à faire du futur dialogue un cadre d’échanges ouvert et légitime, où « chaque voix compte dans la construction de l’avenir politique du pays ».
Le dialogue portera sur cinq axes jugés prioritaires : la gouvernance, l’économie, la sécurité, la réconciliation nationale et les droits de l’homme. Ces thèmes doivent permettre d’identifier les réformes nécessaires pour sortir durablement de l’impasse institutionnelle et rétablir la confiance entre les différentes composantes du paysage libyen.
La MANUL a souligné qu’elle travaillait en étroite coordination avec les partis politiques, les conseils municipaux récemment élus, les syndicats et d’autres acteurs représentatifs afin d’assurer la légitimité du processus. Cette démarche, a-t-elle indiqué, s’inscrit dans la continuité de ses efforts pour favoriser un dialogue libyen « mené et contrôlé par les Libyens eux-mêmes », en cohérence avec les résolutions du Conseil de sécurité.
Selon la mission, cette initiative vise à créer les conditions propices à la tenue d’élections présidentielles et législatives crédibles, à promouvoir une vision nationale partagée et à s’attaquer aux causes profondes du conflit. Elle entend également renforcer l’unité institutionnelle et la bonne gouvernance, dans un contexte où le pays reste divisé entre administrations rivales et confronté à des défis sécuritaires persistants.
MK/Sf/APA






