L’envoyée spéciale de l’ONU affirme que la participation communautaire constitue un levier central pour sortir de l’impasse politique et avancer vers des élections.
La cheffe de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), Hanna Tetteh, a souligné que la participation communautaire demeure « la pierre angulaire » d’une transition politique durable en Libye. Ses déclarations ont été faites lors d’une session en ligne consacrée à la gouvernance, organisée dans le cadre du « Dialogue structuré », avec la participation d’environ une centaine de Libyens résidant dans le pays et à l’étranger.
Selon la MANUL, cette rencontre visait à élargir la consultation publique autour de la feuille de route présentée au Conseil de sécurité de l’ONU, destinée à aider la Libye à progresser vers la tenue d’élections nationales. Mme Tetteh a insisté sur le fait que la mise en œuvre d’une solution « pratique et réalisable » passe par plusieurs étapes clés, notamment la formation du conseil d’administration de la Haute Commission électorale nationale et la révision du cadre législatif encadrant le processus électoral.
La responsable onusienne a précisé que la mission ne dispose d’aucun pouvoir exécutif pour gouverner le pays ou modifier la configuration institutionnelle existante. Elle a évoqué un « malentendu fondamental » concernant le rôle de la MANUL, rappelant que son mandat se limite à soutenir les autorités nationales, à faciliter le dialogue et à encourager la mise en œuvre de solutions consensuelles. L’objectif affiché demeure un processus politique inclusif, conduit par les Libyens eux-mêmes, sans imposition de résultats prédéterminés.
Dans cette optique, la MANUL a annoncé le lancement d’une plateforme numérique destinée à renforcer la participation des jeunes au Dialogue structuré. Des discussions spécifiques seront également organisées avec des jeunes femmes et des jeunes hommes à travers le pays afin de recueillir leurs recommandations. D’autres sessions en ligne sont prévues dans les prochaines semaines, portant sur les volets économique, la réconciliation nationale ainsi que les droits humains et la sécurité.
Ces initiatives interviennent dans un contexte d’impasse institutionnelle persistante, marqué par des divergences entre les principales autorités politiques sur le cadre électoral et la gouvernance transitoire. La capacité du Dialogue structuré à produire des compromis concrets dépendra de l’adhésion effective des acteurs institutionnels et de la traduction des consultations en mesures opérationnelles.
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