La Représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye doit informer, ce 18 août 2026, les quinze membres du Conseil de sécurité sur les derniers développements dans le pays, et présenter le récent rapport du secrétaire général consacré aux activités de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), selon une analyse de Security Council Report.
La réunion devrait également aborder les travaux du Comité des sanctions concernant la Libye, établi en vertu de la résolution 1970. Le dossier intervient alors que les divisions politiques et institutionnelles continuent d’entraver la perspective d’un règlement durable et l’organisation d’élections nationales.
Le « Security Council Report » fait parallèlement état d’une activité diplomatique américaine soutenue autour du dossier libyen, notamment sous l’impulsion du conseiller américain Massad Boulos. Washington chercherait, selon cette analyse, à favoriser un arrangement entre les principaux pôles rivaux afin de réunifier les institutions et de créer un environnement plus favorable aux investissements américains, notamment dans le secteur énergétique.
Une proposition discutée en coulisses prévoirait le maintien d’Abdul Hamid Dbeibah à la tête d’un gouvernement unifié, tandis que Saddam Haftar, fils du maréchal Khalifa Haftar et figure montante du camp de l’Est, accéderait à la présidence du Conseil présidentiel avec des prérogatives exécutives élargies. Cette architecture serait envisagée pour une période transitoire devant conduire à la réunification institutionnelle avant des élections.
Les défenseurs d’une telle formule estiment qu’elle pourrait éviter une nouvelle confrontation, sécuriser la production pétrolière et favoriser le retour de grandes compagnies énergétiques américaines. Ses opposants y voient au contraire un arrangement entre élites, susceptible de consolider les rapports de force existants et de marginaliser le processus politique conduit sous l’égide des Nations Unies.
Une telle initiative placerait également le Conseil de sécurité devant un exercice délicat, puisqu’elle s’écarterait du cadre institutionnel issu de l’Accord politique libyen de 2015. La Russie et la Chine continuent, de leur côté, de défendre officiellement un processus conduit par les Libyens eux-mêmes et mettent en garde contre des solutions imposées de l’extérieur.
Le briefing de Hanna Tetteh sera ainsi scruté pour déterminer la position de la MANUL face à ces tractations et les perspectives de relance d’un processus politique libyen toujours enlisé.
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