De nouveaux mécanismes viennent renforcer le partenariat entre l’Égypte et le Maroc, qui traiteront de questions allant des affaires du Moyen-Orient aux préoccupations méditerranéennes et aux questions continentales africaines.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a accueilli aujourd’hui à Rabat son homologue égyptien, Badr Abdelatty, marquant une étape importante dans leur volonté commune de renforcer le partenariat entre les deux nations d’Afrique du Nord.
La réunion de haut niveau a établi de nouveaux cadres institutionnels pour renforcer la coopération bilatérale conformément à la vision définie par le roi Mohammed VI et le président Abdel Fattah El Sisi.
Bourita a décrit la relation maroco-égyptienne comme étant ancrée dans l’histoire avec des bases solides, bénéficiant d’une attention particulière de la part des deux dirigeants.
« Cette relation a une histoire, elle a des fondations solides et elle bénéficie d’une attention particulière de la part de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et de son frère Son Excellence le Président El Sissi », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Les ministres ont activé le Haut Comité mixte en tant que mécanisme de coordination pour superviser les relations bilatérales.
Dans ce cadre, les deux pays créeront un Comité conjoint de coordination et de suivi au niveau gouvernemental. Ce comité sera présidé par les deux Premiers ministres et comprendra les ministres sectoriels afin de superviser la coopération entre les deux nations.
Les deux hauts diplomates se sont également engagés à renforcer les mécanismes de consultation et de dialogue politiques existants dans leurs pays, reconnaissant leurs positions communes dans les espaces arabes, africains et méditerranéens.
Le comité de coordination se réunira tous les deux ans, en alternance entre le Caire et Rabat, tandis que les sessions de dialogue politique auront lieu au moins une fois par an, avec des réunions supplémentaires si les circonstances l’exigent.
Ces mécanismes traiteront de questions allant des affaires du Moyen-Orient aux préoccupations méditerranéennes et aux questions continentales africaines.
L’accent a été mis sur la transformation des relations économiques, passant de la concurrence à la complémentarité et au bénéfice mutuel. Bourita a insisté sur l’abandon du principe du « jeu à somme nulle » et sur l’exploration d’une intégration économique exploitant la présence régionale de chaque pays.
« L’Égypte est présente en Afrique de l’Est, le Maroc est présent en Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré, appelant à une meilleure coordination économique entre les pays.
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