En marge de la 80e Assemblée générale de l’ONU, le PM burkinabè a réitéré la souveraineté économique de son pays, les relations entre Ouagadougou et Paris s’etant progressivement dégradées, depuis fin septembre 2022.
Lors de sa rencontre avec la communauté burkinabè vivant aux États-Unis, le 27 septembre 2025 à New York, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a été très clair sur la position du Burkina Faso vis-à-vis de la France :
« Tout ce que nous voulons, c’est qu’on nous laisse tranquilles. Nous ne voulons rien, nous ne voulons pas d’aide », a-t-il rappelé, évoquant un échange avec un diplomate français. Il a ajouté que la dénonciation des accords de non-double imposition avec la France, signés en 1965 et dénoncés en août 2023, a permis au pays de mobiliser davantage de ressources qu’avec les aides et subventions françaises.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où le Burkina Faso affirme sa souveraineté économique et la capacité de ses citoyens, de l’intérieur comme de la diaspora, à construire et financer le développement national. Le Premier ministre a insisté sur le fait que le pays dispose de toutes les ressources nécessaires : « Pour peu que nous nous mobilisions et restions solidaires, ceux qui nous considéraient comme une province ou des sous-hommes comprendront que c’est définitivement fini. »
Au-delà des relations avec la France, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a rappelé les avancées enregistrées sur tous les chantiers nationaux : sécurisation du territoire, reconquête des zones perdues, développement agricole avec plus de 7 millions de tonnes de céréales prévues pour 2025, renforcement de l’éducation, de la santé et des infrastructures.
HO/ac/Sf/APA







