Le chef de la diplomatie suisse, en visite à Ouagadougou, a confirmé la poursuite de la coopération helvético-burkinabè pour la période 2026-2029, malgré les mutations politiques intervenues dans le pays.
Le conseiller fédéral et vice-président de la Confédération suisse, Ignazio Cassis, a affirmé vendredi à Ouagadougou la volonté de son pays de demeurer pleinement engagé au Burkina Faso, à l’issue d’une séance de travail avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Jean-Marie Traoré.
Reçu le 27 mars 2026 par le chef de la diplomatie burkinabè à la tête d’une importante délégation, le ministre suisse des Affaires étrangères a indiqué que la Suisse s’est engagée à maintenir sa présence et sa coopération avec le Burkina Faso dans les domaines humanitaire, du développement socio-économique, des échanges commerciaux et de la promotion de la bonne gouvernance.
« Nous entretenons depuis 50 ans des relations très approfondies avec le Burkina Faso. Les changements structurels et politiques de ces dernières années nous ont amenés à réfléchir à la suite à donner à cette relation. Nous avons informé le ministre de la volonté de la Suisse de poursuivre ce partenariat et de l’adapter aux nouvelles réalités », a déclaré M. Cassis.
Concrétisant cet engagement, la Suisse entend lancer un nouveau programme de coopération pour la période 2026-2029, doté d’une enveloppe financière de plus de 14 milliards de FCFA, destinée à soutenir les communautés burkinabè à travers des investissements ciblés.
Les échanges ont également porté sur la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES) et sur les perspectives de renforcement du cadre de coopération entre la Suisse et cet espace confédéral.
De son côté, le ministre Traoré a salué cette visite qui, selon lui, permet à la délégation suisse de « toucher du doigt la réalité sur le terrain » afin de mieux appréhender le contexte et de développer une coopération bilatérale saine et fondée sur le respect mutuel.
Le chef de la diplomatie burkinabè a également relevé avec satisfaction la constance de l’accompagnement suisse face aux défis sécuritaires et de développement que traverse le pays.
« La Suisse a fait le choix de maintenir son engagement au Sahel et au Burkina Faso, malgré la situation que nous vivons. Ce choix est très apprécié et montre qu’il repose sur une conviction : celle de marcher ensemble pour relever les défis », a-t-il souligné.
À l’issue de la rencontre, les deux ministres ont réaffirmé l’importance de poursuivre le dialogue bilatéral et ont souligné la nécessité d’instaurer un mécanisme de consultations régulières afin de dynamiser davantage l’axe Ouagadougou-Berne.
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