En marge des MEDays à Tanger, le président des Comores, Azali Assoumani, a salué la résolution 2797 de l’ONU sur le Sahara, qu’il considère comme une « victoire » commune avec le Maroc, rappelant la constance de l’appui de Moroni à l’intégrité territoriale du Royaume, selon Le360.
Lors d’un entretien accordé en clôture de la 17ᵉ édition des MEDays, Azali Assoumani a affirmé que la résolution 2797 constitue à la fois un succès pour Rabat et pour son pays, l’un des premiers à avoir soutenu la position marocaine sur le Sahara. Le chef de l’État a souligné que Moroni est « fier d’avoir été parmi les premiers à soutenir le Maroc pour retrouver effectivement sa souveraineté sur le Sahara », insistant sur la profondeur historique d’une relation politique que les Comores revendiquent comme l’une des plus constantes du continent.
Rappelant l’ouverture du premier consulat comorien à Laâyoune, il a déclaré que « le Maroc et les Comores sont unis depuis belle lurette », estimant que l’adoption de la résolution, à une large majorité, consacre des années d’engagement diplomatique partagé. Il a par ailleurs exprimé l’espoir que les efforts menés par le roi Mohammed VI pour bâtir un consensus international autour de la solution marocaine aboutissent rapidement, jugeant qu’une paix durable renforcerait la capacité du Royaume à contribuer au progrès africain.
Le président comorien a également mis en lumière les défis climatiques auxquels son pays est confronté. Il a décrit une réalité marquée par la montée des eaux, l’effondrement des reliefs et une exposition accrue aux dérèglements environnementaux.
« Il y a des pollueurs et nous en payons le prix, mais nous devons assumer », a-t-il regretté, appelant à une adaptation urgente et à une transition énergétique, tout en reconnaissant la difficulté de « tourner la page du fossile » dans un contexte de vulnérabilité extrême.
Évoquant la coopération bilatérale, Azali Assoumani s’est décrit comme « un produit du Maroc », rappelant que nombre de responsables comoriens ont été formés dans les établissements marocains. Pour lui, ce socle humain et politique explique la solidité d’un partenariat qui n’a cessé de se renforcer. Il a exprimé le souhait que cette relation historique continue d’être « bénéfique pour les deux pays et les deux peuples », convaincu que l’avenir du continent repose sur des alliances durables, une stabilité retrouvée et une vision commune.
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